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Tour de France dans le canton de Vaud, Crans-Montana contre-attaque

La Suisse est décidément sur tous les fronts. Alors que les Championnats du Monde 2020 et 2024 s’y dérouleront, qu’on apprend aujourd’hui que le Critérium du Dauphiné 2019 s’y terminera sans doute (lire ici), hier le canton de Vaud faisait officiellement acte de candidature pour le Tour de France, entre 2021 et 2023 (lire ici) en proposant une étape déjà toute tracée grâce au travail de l’expérimenté Richard Chassot, organisateur du Tour de Romandie et ancien président de la fédération suisse. L’idée générale étant de relier le siège de l’UCI (Aigle) à celui du CIO (Lausanne). Oui mais il y a, toujours en Suisse, quelqu’un qui n’a pas forcément vu cette dernière initiative d’un bon oeil. C’est Marius Robyr, figure de la station huppée de Crans-Montana et en charge de la candidature de la ville pour le Tour de France… depuis 8 ans !

8 ans que la candidature de Crans-Montana est dans la pile des 250 candidatures pour recevoir une étape du Tour. La station suisse a pourtant de sérieux arguments, comme elle l’a prouvé le plus récemment en 2013 en recevant une étape de montagne du Tour de Suisse, remportée par Bauke Mollema, ou encore avant en 2012, où elle était le théâtre final du Tour de Romandie avec un contre-la-montre en côte qui scella la victoire de Bradley Wiggins… Mais depuis Marius Robyr attend le Tour, de France cette fois-ci. Cette année, il a reçu pour la première fois une invitation à la Présentation Officielle de la grande boucle 2019, en octobre dernier. Mais toujours pas de Crans-Montana sur le tracé. Ce sera peut-être pour 2020…

Une chose est sûr, la candidature en grande pompe du canton de Vaud n’est pas forcément vu comme une bonne nouvelle. “On pourrait travailler sur une étape entre Aigle et Crans-Montana, contre-attaque Marius Robyr auprès du journal Le Matin. Une étape de dingues, avec des ascensions dans plusieurs vallées latérales. Orsières, Veysonnaz, Anzère, le Val d’Anniviers…” C’est vrai que l’avantage de Crans-Montana, outre le paysage splendide, c’est un terrain très montagneux. Alors que le projet Aigle-Lausanne de Chassot présentait quatre belles ascensions, la dernière d’entre elles culminait à 80 kilomètres de l’arrivée. Crans-Montana à l’inverse propose différents versants dont le plus connu développe plus de 13 kilomètres à 7%.

Les dernières arrivées en altitude en Suisse était Verbier en 2009 et Finhaut Emosson en 2016. Trois arrivées en Valais. Crans-Montana sera-t-elle la prochaine ?

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