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Vuelta : Pas de blessures sérieuses, mais un « gros coup au moral » pour la Jumbo-Visma

“Je ne m’attendais pas à franchir le Mississippi en plein virage ce soir”. “Belle entame sur ce superbe parcours avec quelques surprises de dernière minute. On aurait évidemment dû checker l’application Piscine Qui Fuit”. Les coureurs de la Jumbo-Visma, en l’occurrence ici George Bennett et Steven Kruijswijk, tentaient samedi soir, par le biais de l’ironie, de retrouver le sourire suite à leur chrono désastreux en ouverture du Tour d’Espagne. Considérés comme de vrais favoris à la victoire et au premier maillot rouge à Torreviejo, les pensionnaires de l’écurie néerlandaise ont finalement vu leur exercice de style tourner au cauchemar peu après le point intermédiaire, où ils accusaient sept secondes de retard sur Astana. Ainsi, juste avant un virage à gauche quelque peu délicat, ils ont eu l’amère surprise de franchir un bout de route mouillé. Très court, mais néanmoins suffisant pour s’avérer fatal.

« Nous roulions à toute vitesse vers ce virage quand les choses se sont emballées, expliquait plus tard Tony Martin. Il n’y avait aucun moyen d’éviter cette chute. Nous n’avons pas pu réagir à temps et les gars à l’avant ont glissé sur la chaussée mouillée. Heureusement, tout le monde a pu reprendre la route ». Son directeur sportif Addy Engels poursuivait : « C’est loin d’être idéal de commencer un grand tour comme ça. Juste après le point intermédiaire, il y avait de l’eau sur la route, ce qui n’était pas le cas lors de notre reconnaissance. En conséquence, la moitié de l’équipe s’est retrouvée à terre, y compris nos leaders Primoz et Steven. À cet instant, on sait que c’est terminé pour un bon résultat et qu’il faut juste rouler aussi fort que possible jusqu’au bout ».

Alors que la Jumbo-Visma comptait sur ce chrono pour d’ores et déjà se placer en vue du général, elle figure aujourd’hui comme la moins bien placée, à l’exception des UAE Team Emirates, également victimes d’une chute au même endroit. « Nous avons perdu un temps précieux (+ 40” sur Astana), a concédé Engels. Nous devrons évaluer les dégâts et voir comment nous allons les gérer dans les jours et les semaines à venir. Nous n’avons certainement pas envisagé ce scénario. Nous étions parmi les favoris et nous aurions été proches de la victoire sans cette chute. Mais maintenant, nous avons quarante secondes de retard. Et même si les blessures ne sont pas graves, il y a toujours un contre-coup ». Tony Martin ne cachait pas non plus la frustration au sein de la Jumbo-Visma. « Il va falloir voir comment les choses se passent, jour après jour. Mais pour l’instant, c’est un gros coup au moral ».

Pour l’anecdote, et bien que cela ne change rien à la situation telle qu’elle est aujourd’hui, Addy Engels a obtenu des explications quant à ce morceau de route détrempé : « J’ai demandé à l’organisation comment cela avait pu se produire. Ils sont allés vers la maison d’où l’eau venait. C’est à 500 mètres du parcours, sur une pente raide qui mène tout droit au rond-point. Un enfant jouait dans une piscine gonflable en plastique et celle-ci s’est cassée. En conséquence, selon l’organisation, toute cette eau a soudainement coulé sur la route ». 

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