©Burgos-BH

Un avant Vuelta délicat pour Burgos-BH

2018 devait être une grande année pour l’équipe espagnole Burgos – BH. Son accession au statut Continental Pro lui ouvre la porte aux wild cards des épreuves WorldTour, comme le Tour de Catalogne, où Diego Rubio est passé tout proche de la victoire sur la sixième étape (remportée par Maximilian Schachmann), le Tour du Pays Basque ou encore la Clásica San Sebastián. Les organisateurs du Tour d’Espagne ont même décidé d’encourager ce dynamisme du cyclisme espagnol en invitant Burgos – BH et Euskadi – Murias, autre équipe ayant accédé au statut Continental Pro cette année. Mais pour la formation burgalaise, à un peu moins de 4 semaines du départ de Málaga, on est loin du rêve idyllique.

Tout d’abord il y a le cas Matvey Mamykin. L’équipe espagnole pensait faire une affaire en recrutant le jeune espoir russe qui évoluait jusque là à Katusha – Alpecin. Tombé lourdement sur la dix-neuvième étape de La Vuelta, qu’il avait terminé 24e l’année précédente, Mamykin s’était fracturé le bassin. Malgré une reprise de l’entraînement prévue dès novembre 2017, le Russe ne semble s’être pas encore remis. À l’heure actuel Matvey Mamykin a pris part à 11 jours de course, uniquement sur des épreuves espagnoles, et a abandonné… à 6 reprises ! On apprend aujourd’hui que le contrat entre le Russe et l’équipe espagnole prendra fin au 1e août au terme d’une rupture conventionnelle. Burgos – BH ne part pas démunie tout de même puisqu’elle a signé le Néerlandais Jetse Bol, qui quittera son équipe Manzana Postobon au 1e août et devrait donc avoir le rôle de leader sur la prochaine Vuelta.

Encore faut-il que Burgos – BH fasse La Vuelta ! Car l’équipe a aussi une suspension qui plane au dessus de sa tête comme une épée de Damoclès. Il y a en effet eu le cas Igor Merino, positif à une hormone de croissance en juin dernier (lire ici). Et il y a aussi le cas de Ibai Salas… Un cas plus complexe. Le passeport biologique de Salas a présenté des anomalies. Il a été suspendu 3 mois à titre préventif (du 23 mai au 23 Août) sur demande de l’agence antidopage espagnole (AEPSAD). Or d’après les règlements de l’Union Cycliste Internationale, une équipe peut être suspendue pour une durée de 15 à 45 jours si deux de ses coureurs sont suspendus pour dopage dans une période de 12 mois. Une suspension qui pourrait priver l’équipe espagnole de sa participation à La Vuelta.

Bonne nouvelle néanmoins, le Tribunal Arbitral du Sport vient de lever la suspension de Salas au motif que l’AEPSAD n’a pas offert à ce dernier la possibilité d’apporter des explications aux valeurs anormales de son passeport biologique. Toutefois le cas reste ouvert sur le fond. Pas sûr néanmoins qu’il soit traité avant le départ de La Vuelta mais un autre problème vient s’ajouter : Burgos – BH fait partie du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), critère indispensable pour recevoir une invitation de la part d’Unipublic (filiale d’ASO), l’organisateur de La Vuelta. Or les statuts du MPCC pourraient pousser la formation à s’auto-suspendre.

Le quotidien espagnol AS annonce que la société Unipublic se tient prête à inviter une autre équipe si jamais Burgos – BH ne pouvait pas courir.

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