(c) Sirotti

Thomas De Gendt : « Je suis plus fort »

On a beau s’y attendre, Thomas De Gendt nous épate tout le temps. Devenu un des meilleurs baroudeurs du peloton ces dernières saisons, si ce n’est le meilleur, le coureur de la Lotto-Soudal a livré un nouveau numéro ce jeudi sur le Tour de Romandie, en remportant en solitaire, et deux minutes devant le peloton, une deuxième étape totalement maitrisée. Passé à l’attaque dès le départ, le Belge a pu compter sur l’aide de son coéquipier Victor Campenaerts en tête de course, puis a fait valoir sa puissance intrinsèque dans les trente derniers kilomètres pour se défaire de Nathan Brown (EF Education First), l’unique rescapée de l’échappée en sa compagnie. Surtout, au micro de Cyclingpro.net, De Gendt assure avoir remporté à la pédale sa deuxième victoire en échappée de l’année, après le Tour de Catalogne. Par là, il souhaite surtout souligner que si l’échappée est allée au bout, c’est bien grâce aux hommes de tête, et non pas à cause du peloton. Il aurait même, selon ses dires, établi des records de puissance au cours de cette journée de vélo.

Thomas, ce fut une nouvelle grande performance de votre part…

J’avais de très bonnes jambes, donc j’avais envie de prendre l’échappée si un joli groupe se formait. Finalement, nous avons nous-même créé l’échappée à cinq, puis à quatre. J’avais un coéquipier avec moi en la personne de Victor Campenaerts, et nous avions en fait ce plan en tête depuis deux semaines déjà. Celui de passer à l’attaque dans la première montée. Une fois partis, nous avons roulé à fond et quand nous avons eu sept minutes cinquante d’avance, je savais qu’il serait compliqué de nous reprendre. C’était vraiment une belle journée.

N’êtes-vous pas surpris que le peloton vous laisse autant de marge, malgré tout ce que vous avez prouvé ?

Vous savez, je ne pense pas qu’il nous a vraiment laissé prendre du temps, c’est plus nous qui l’avons gagné. Nous avons conservé une bonne vitesse, nous n’avons pas ralenti. Je crois que j’ai produit 360 watts de moyenne, ce qui est mon record sur une si longue période. Quand je prenais mes relais, j’envoyais au moins 400 watts, et ça a été ça toute la journée. Je pense que nous étions simplement plus forts aujourd’hui. Ils ne nous ont pas donné sept minutes. Ils nous ont donné trois minutes, ensuite on en a gagné quatre et ils n’ont pu revenir.

Vous sentez-vous encore plus fort cette année ?

Oui, je suis plus fort. Je peux encore progresser chaque année. Un tout petit peu, seulement, mais ça évolue tout de même. Chaque fois que je passe à l’attaque comme cela, j’ai encore plus d’expérience que la fois précédente, mais aussi un peu plus de force dans les jambes. Mon entraîneur, avec qui je travaille depuis cinq ans, est capable de bien prévoir mes séances pour que je sois en forme là où je lui dis que j’aimerais l’être. Je voulais être en bonne condition ici car je n’avais encore jamais gagné d’étape. Je crois que la condition est vraiment bonne et je suis presque triste de ne pas pouvoir aller au Giro car avec ces jambes, je pourrais y faire quelque chose.

Maintenant que vous avez gagné un peu partout, quels peuvent être vos objectifs futurs ?

Il reste le Tour du Pays Basque, où je n’ai encore jamais gagné. J’ai essayé cette année, mais j’ai fait seulement sixième de la dernière étape. Il y a aussi le Tour Down Under, où je n’ai jamais rien remporté. Ce sont les seules courses WorldTour auxquelles j’ai déjà pris part mais où je n’ai jamais gagné. Il y a aussi l’Eneco Tour et le Tour de Pologne, mais je ne dispute jamais ces épreuves. L’an prochain, je souhaite donc gagné au Pays Basque et au Tour Down Under, puis il y a aussi les Grands Tours où je veux toujours lever les bras.

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