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Julian Alaphilippe : « Je me suis battu avec mes limites »

Mais où s’arrêtera Julian Alaphilippe ? Et, finalement, s’arrêtera-t-il avant Paris ? La question se pose au vu de sa performance étincelante sur les pentes du Tourmalet. Alors que les leaders s’effondraient les uns après les autres dans l’ultime ascension de la quatorzième étape, le numéro 1 mondial a tenu la dragée haute aux meilleurs grimpeurs du monde. Alaphilippe s’est même permis le luxe d’aller chercher le premier accessit à 2115 mètres d’altitude, six secondes derrière Thibaut Pinot, mais devant Steven Kruijswijk, Emanuel Buchmann et Egan Bernal. Vainqueur en puncheur à Epernay, lauréat du chrono de Pau, il s’affirme jour après jour comme un candidat au sacre final.

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« Jusqu’à présent, c’est exceptionnel, pouvait-il exulter sous le regard bienveillant d’Emmanuel Macron. Je défends le maillot du mieux que je peux. Aujourd’hui, j’ai vu des grands coureurs péter avant moi, ça m’a motivé pour continuer. Mais le Tour est loin d’être fini. Je continue à prendre jour après jour. Je ne peux pas demander mieux qu’une journée de plus en jaune! Plus on se rapprochera de Paris et plus je pourrai me poser la question de savoir si je peux garder le maillot. En tout cas, c’était vraiment une belle bagarre. »

A sept étapes du terme de l’épreuve, Alaphilippe compte 2’02” d’avance sur Geraint Thomas et 2’14” sur Steven Kruijswijk, ses deux premiers poursuivants au général. « Aujourd’hui, je devais surtout regarder Geraint Thomas, Egan Bernal et Steven Kruijswijk. Mais à la fin, je ne les regardais plus vraiment. Je voulais juste aller le plus loin possible avec les premiers, savourait le chouchou du public. C’était une étape courte, mais elle s’est jouée à bloc. Je me suis battu avec mes limites pour m’accrocher, alors quand Thibaut a attaqué je me suis dit que je pouvais peut-être y aller, mais pas tout seul. Et je préfère que ça soit quelqu’un que j’apprécie qui gagne l’étape. Mon but était juste de rester en jaune. » Un objectif qu’il conservera demain, sur la route de Foix. Il faudra alors avaler 185 kilomètres et trois cols de première catégorie avec les meilleurs pour conserver la tête du général.

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