(c) Tour Colombia

Miguel Angel Lopez ponctue une semaine de rêve pour Astana

On n’arrête plus les hommes d’Alexandre Vinokourov. Après le Tour de la communauté de Valence, le Tour de Murcie, le Tour de La Provence, en plus des différents succès d’étapes, la formation Astana a enlevé dimanche soir le Tour Colombia. Cette quatrième victoire dans une courses par étapes est à mettre au crédit de Miguel Angel Lopez, troisième du Giro et de la Vuelta en 2018, qui a parfaitement su manoeuvrer avec l’avantage dont il disposait sur ses principaux concurrents avant cette étape reine de clôture. Sur l’Alto de Palmas, juge de paix de ce Tour Colombia, le jeune homme de 25 ans a d’abord profité de la défaillance de Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step), leader du général, et de la contre-performance de Daniel Martinez (EF Education First), pour se hisser virtuellement en première place du classement. Il s’est ensuite attaché à contrôler ses derniers concurrents, et en particulier Ivan Sosa (Team Sky), pointé à seulement six secondes avant cette dernière étape.

Cela a d’ailleurs profité à Nairo Quintana, qui a profité du marquage entre ses deux jeunes compatriotes pour s’envoler vers la victoire d’étape. “J’ai dit à Sosa d’attaquer parce que quand on veut gagner, il faut attaquer, et que c’est un coureur qui a gagné certaines courses mais sans attaquer. Il faut attaquer pour gagner, a insisté Lopez, sans filtre à l’encontre du coureur du Team Sky. Je cours toujours et j’attaque toujours pour gagner. Parfois, ça marche, parfois non, mais si vous ne le faites pas, vous ne gagnerez jamais. À dire vrai, c’est le général qui m’intéressait le plus, même si j’aurais évidemment aimé faire coup double. Mais bon, quand j’ai vu que Sosa était encore là, et que Nairo revenait, j’ai arrêté d’emmener parce que si Sosa voulait gagner, il devait attaquer, donc j’ai fini plus tranquillement.”

En prenant la troisième place de l’étape, Lopez s’est ainsi assuré le sacre du général pour quatre secondes devant Sosa, devançant aussi Daniel Felipe Martinez de 42 secondes au classement final. Costaud tout au long de la semaine, quatrième d’un sprint en peloton réduit à Llanogrande et deuxième derrière Julian Alaphilippe samedi, le grimpeur d’Astana a également su la jouer fine en se glissant dans une échappée loin d’être anecdotique sur le circuit de Medellin lors de la quatrième étape : “Nous savions depuis le début que cette course allait se gagner, comme l’année, pour quelques secondes. À Medellin, nous avons couru intelligemment et nous avons récolté huit secondes qui ont été précieuses pour le combat final.”

Rappelant son objectif majeur de la saison, le Giro, Miguel Angel Lopez a enfin salué le travail de son équipe sur ses terres colombiennes. “Je suis constamment entouré de grands coureurs et de grands directeurs sportifs, a-t-il confié. L’équipe est très solide, toujours auprès de moi, et cette course en a été la parfaite illustration. J’ai conclu le travail pour toute l’équipe, parce que la victoire est également pour eux aussi et je pense que rien n’aurait pu être réalisé sans leur aide. En tous les cas, je suis très heureux de l’emporter, surtout ici, en Colombie”. Il a ainsi apporté à Astana sa septième victoire de la saison ; les sept ayant été décrochées en l’espace de huit jours.

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