Crédits photo : (c) Sirotti

Nairo Quintana : « Je n’étais pas vraiment confiant »

Nairo Quintana et ses coéquipiers de la Movistar se sont longtemps fait discrets dans l’étape reine de Tirreno-Adriatico ce samedi. Mais c’était sans doute pour mieux briller le moment venu. Dans l’ascension du Terminillo, qu’il avait déjà domptée en 2015 sous la neige, le Colombien a de nouveau frappé fort en allant s’imposer en solitaire, et surtout en patron. D’abord attentif, le coureur de la Movistar a placé une première attaque, vaine, avant d’en déclencher une seconde qui s’est elle avérée décisive puisque trop importante pour Geraint Thomas, Rigoberto Uran et Adam Yates, ses ultimes concurrents.

« Ca s’est passé comme prévu, donc je suis vraiment content, disait l’ancien vainqueur du Giro et de la Vuelta à l’arrivée. Je n’étais pas vraiment confiant quant à ma forme car je suis tombé un peu malade ces derniers jours, une sorte de grippe. Cela m’a valu de perdre un peu d’énergie pendant la semaine et je ne me sens toujours pas au top. Mais l’équipe a tout de même été fantastique depuis le début en me protégeant comme il fallait ». Son équipe a aussi été prépondérante ce samedi. Car une fois Jonathan Castroviejo parti à l’avant, dans l’ultime difficulté, Quintana n’a eu qu’à suivre : « Tous mes coéquipiers m’ont calmé jusqu’au pied de la montée, et ensuite, Andrey et Dani ont été vraiment attentifs aux attaques, tout comme Castroviejo. Notre stratégie consistait à faire en sorte que les trois couvrent les attaques avant les offensives des grands favoris, et Castro a vraiment réussi son job ».

C’est d’ailleurs une fois le champion d’Europe du contre-la-montre repris, dans la montée plutôt roulante du Terminillo, que Quintana a décidé de prendre les choses en main, lui qui avait dans un premier temps suivi les Britanniques Adam Yates et Geraint Thomas. « Quand les grandes manoeuvres ont débuté, je suis resté sur les roues jusqu’à ce que je trouve le bon moment pour attaquer et lâcher mes concurrents, expliquait encore le protégé d’Eusebio Unzue. J’ai l’impression que l’expérience et la maturité donnent un vrai avantage dans ces moments-là. Plus on est vieux, mieux on gère ces situations, et ça a en tous les cas vraiment payé aujourd’hui pour moi ». 

Outre cette belle victoire d’étape, qui constitue son troisième bouquet de la saison, le coureur de 27 ans est désormais en très bonne voie pour remporter le général, comme il y a deux ans. Il compte ainsi 33 secondes d’avance sur Adam Yates, second, et 55 sur Thibaut Pinot, actuellement troisième. « Il reste encore quelques étapes dangereuses, a-t-il tempéré. En fait, je pense que dimanche, ce sera plus difficile qu’aujourd’hui. Nous disposons d’un bel écart au classement général, cependant, il va falloir bien gérer l’étape de demain et le contre-la-montre pour réussir à ramener ce maillot bleu à la maison. Nous avons une équipe solide et j’espère que nous pourrons atteindre cet objectif ».

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