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Bob Jungels revient sur son Giro décevant

8e et vainqueur d’étape en 2017, Bob Jungels prenait le départ du 102e Giro avec beaucoup d’ambitions. A la peine dès que la route s’élevait, il s’est finalement classé 33e à plus d’une heure du vainqueur Richard Carapaz. Une énorme déception pour le champion du Luxembourg, qui ne mâchait pas ses mots à l’heure du bilan.

« J’ai eu de grands problèmes avec mon mental, dès la première étape de montagne lorsque je me suis aperçu que je ne pouvais pas suivre les meilleurs, confie Jungels au journal luxembourgeois Le Quotidien. Je me suis assis dans le bus et j’ai pleuré pendant dix minutes. Je n’avais perdu que deux minutes mais dès ce moment-là, j’ai ressenti que je n’étais pas en forme physiquement et mentalement. En montagne, c’était vraiment dur pour moi tous les jours. Je ne sais pas pourquoi, mais mentalement je n’étais pas prêt pour disputer un Grand Tour comme le Giro. C’est un point que je dois régler à l’avenir. »

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La préparation s’était pourtant bien déroulée pour Jungels qui avait collectionné les belles places au printemps. 8e de Paris-Nice, il avait remporté Kuurne-Bruxelles-Kuurne avant de se classer 5e de l’E3 BinckBank Classic et 3e d’A Travers la Flandre. « J’ai peut-être sous-évalué l’énergie que coûtent les Classiques flandriennes avant de préparer ce Giro. Dans le passé, j’enchaînais un stage en altitude, les Ardennaises, puis le Tour de Romandie, rappelle Jungels au Quotidien. Cela m’avait permis de terminer 6e et 8e du Giro (2016 et 2017). Là, je suis allé en Colombie et je me suis aligné sur les Flandriennes. J’ai donc moins disputé de courses que les années passées. Lors du Tour des Flandres, je me suis aperçu que je n’étais pas au top physiquement. J’ai respecté la théorie et j’ai pris un break. »

Il s’est alors présenté au départ du Giro après plus d’un mois sans courir et a compris dès le chrono d’ouverture (13e) qu’il aurait du mal à bien figurer. Une contre-performance qui ne remettait pas tout en question pour autant. « J’ai déjà montré que je peux bien faire dans les Grands Tours car je récupère bien en troisième semaine. C’est la première fois que ce n’est pas le cas, regrettait-il toujours dans les colonnes du quotidien luxembourgeois. Il ne faut pas que je baisse la tête. » Désormais, Jungels aspire à une longue pause avant de revenir plus fort en fin de saison. Son objectif devrait alors être d’arriver au top sur le Tour de Lombardie.

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