Tour des Apennins : Mattia Cattaneo poursuit la belle série d’Androni

On n’arrête plus les poulains de Gianni Savio. Après les victoires d’Andrea Vendrame sur le Circuit de la Sarthe et le Tro Bro Leon, celles de Fausto Masnada sur le Tour des Alpes, c’est un autre homme en forme de la formation Androni-Sidermec qui a fait parler la poudre ce dimanche sur les Tour des Apennins. Mattia Cattaneo, quatrième du récent Tour des Alpes, s’en est allé chercher sa première victoire de la saison du côté de Gênes, après 200 kilomètres de course. Membre d’un quatuor sorti dans la principale difficulté du jour, à plus de soixante kilomètres de l’arrivée, le grimpeur transalpin a profité de la supériorité numérique d’Androni-Sidermec, avec la présence de son acolyte Masnada, pour s’échapper à quatre kilomètres du but et s’offrir la victoire du jour. Juste derrière, c’est d’ailleurs son coéquipier qui a pris la deuxième place pour réaliser un joli doublé Androni. Le jeune Simone Ravanelli (Biesse Carrera) complète le podium aux dépens de Mikel Bizkarra (Euskadi-Murias). 

Les attaques ne manquent pas au départ du Tour des Apennins ce dimanche matin, peu après 11 heures. Néanmoins, aucune échappée ne parvient à se créer dans les premières minutes. En réalité, il faut attendre la première ascension répertoriée du jour, à Castellania, pour voir un groupe se constituer. Un quart du parcours (45 kilomètres) est alors déjà parcouru et ils sont trois à prendre les devants : Juan Antonio Lopez-Cozar (Euskadi-Murias), Samuele Rivi (Sélection Italie) et Pierpaolo Ficara (Amore & Vita – Prodir). Derrière eux, Matteo Zandomeneghi (Iseo Serrature-Rime-Carnovali) se retrouve en chasse-patate après être sorti à contre temps et le jeune Italien ne rentrera jamais sur l’échappée. Celle-ci se bâtit par ailleurs un solide avantage dans cette première partie de course. L’écart atteint cinq minutes après soixante-dix bornes avant que la Neri Sottoli-Selle Italia et Androni-Sidermec ne viennent rouler et reprendre du terrain. Un peu plus loin, au passage du Passo della Castagnola, deuxième difficulté du jour située juste avant la mi-course, le peloton revient ainsi à moins de quatre minutes du trio de fuyards. Après le ravitaillement, tout ce petit monde bascule vers Pontedecimo, à soixante-dix kilomètres de l’arrivée, où débute la plus grosse ascension du jour : le Passo della Bocchetta (8,2 km à 7,8 %). L’échappée l’entame avec à peine deux minutes d’avance sur le peloton où Androni-Sidermec met les gaz.

Autour de ses hommes forts du moment, l’équipe continentale professionnelle fait éclater le paquet et lance sur orbite Mattia Cattaneo et Fausto Masnada, en grande forme sur le Tour des Alpes. Un seul homme se montre capable de suivre le duo, il s’agit de Simone Ravanelli (Biesse Carrera). Il ne faut alors que quelques minutes à ces trois coureurs issus du peloton pour boucher l’écart avec les échappés. À peine revenus, ils déposent sans difficulté Lopez-Cozar et Ficara, les deux rescapés du groupe de fuite, mais Mikel Bizkarra (Euskadi-Murias) parvient lui à revenir de l’arrière. Au sommet du Passo della Bocchetta, c’est donc un quatuor qui bascule avec près d’une minute d’avance sur le peloton, à peine composé d’une vingtaine de coureurs. Dans la descente qui suit, et dans les premiers lacets de la bosse suivante, celle de Fraconalto, les quatre coureurs de tête continuent de creuser leur avance sur le peloton, où c’est la sélection italienne qui mène pour tenter de faire un rapproché. Et cela paie. Au terme de cette avant-dernière ascension, de cinq kilomètres, le quatuor reste bien aux commandes mais l’écart est réduit à une minute sur le « peloton ». Il ne reste toutefois plus qu’une quarantaine de kilomètres à parcourir, dont une bonne partie en descente.

Avant de prendre la direction de Gênes, néanmoins, les coureurs doivent franchir le Passo dei Giovi (2 km à 5%), dernière bosse du jour. Le quatuor l’avale assez vite et entame la longue portion descendante qui suit avec 1’20 d’avance sur leurs plus immédiats poursuivants. À 20 kilomètres du but, leur avantage est encore supérieur à la minute, et les coureurs entrent alors dans la ville-arrivée Gênes. Ils passent même sous le tristement célèbre Ponte Morandi, coupé en deux après s’être écroulé en août 2018. La route redevient dès lors totalement plate, mais à dix kilomètres du but, la victoire ne semble pas pouvoir échapper à l’un des quatre coureurs de tête. L’écart sur le peloton reste le même, ce qui permet à Bizkarra, Ravanelli, Masnada et Cattaneo de se projeter vers le dernier kilomètre en légère montée. C’est du moins ce que l’on pense, mais la formation Androni-Sidermec veut profiter de sa supériorité numérique avant le final et Cattaneo passe alors à l’offensive à quatre bornes de la ligne. L’écart est immédiatement fait, l’Italien prend 10-15 secondes d’avance et contraint Bizkarra et Ravanelli à s’allier, tandis que Masnada n’a plus qu’à laisser faire. La chasse est plus ou moins organisée, mais Cattaneo est lui complètement lancé vers la victoire. Il aborde le dernier kilomètre avec une marge suffisante pour résister à ses poursuivants, et s’offre ainsi son premier bouquet de l’année. Son collègue Masnada devance Ravanelli et Bizkarra sur la ligne pour réaliser un superbe doublé Androni-Sidermec.

Classement 

1 Mattia Cattaneo (Androni Giocattoli – Sidermec)
2 Fausto Masnada (Androni Giocattoli – Sidermec)
3 Simone Ravanelli (Biesse Carrera)
4 Mikel Bizkarra (Euskadi Basque Country – Murias)
5 Federico Zurlo (Giotti Victoria – Palomar)

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