(c) Sirotti

Rohan Dennis : « Je viens pour gagner »

A 28 ans, Rohan Dennis se présente à Innsbruck dans la peau d’un favori. D’abord ce dimanche avec la BMC pour le contre-la-montre par équipes de marques, puis mercredi pour l’épreuve individuelle. Dominateur cette saison sur les chronos du Giro ou de la Vuelta, il espère accrocher le titre individuel de champion du monde qui lui fait encore défaut.

Vous sortez de la Vuelta où vous avez gagné les deux chronos. Vous arrivez donc ici en pleine forme ?

Oui je l’espère. J’étais bien sur la Vuelta. J’étais un peu fatigué quand j’ai quitté la course, ce qui est normal.

Quelle préparation est la meilleure à vos yeux : faire la Vuelta ou tabler sur une préparation spécifique à l’écart ?

Les deux sont valables. Si vous passez la Vuelta sans blessure ni chute et en vous préservant cela peut être la meilleure préparation. Mais comme vous l’avez vu à Ponferrada (en 2014), Bradley Wiggins a gagné sans Vuelta. Tout le monde est différent. Mais pour moi, chaque fois que j’ai réussi un bon long contre la-montre, c’était après avoir fait les deux tiers du Grand Tour qui précédait.

Concernant le chrono par équipes, quelle partie du parcours redoutez-vous le plus ? 

L’ascension… D’après moi, il est vital de la passer avec au moins encore un coureur à utiliser. Si on arrive au sommet avec le minimum de coureurs pour finir, il restera encore un long chemin. Ce sera une question d’équilibre entre aller assez vite pour gagner et ne pas aller trop vite pour ne pas perdre d’unité trop tôt.

Avez-vous le temps de communiquer pendant un tel effort ?

Je laisse ça à Marco (Pinotti, entraîneur de la BMC) dans la voiture. Il nous dit si nous allons trop vite ou pas assez, il contrôle que nous restons une seule unité dans les virages, les parties techniques…

En ce qui concerne l’individuel, que pensez-vous du parcours ? 

Je ne l’ai pas reconnu pour l’instant. Mais de ce que j’ai vu, il ressemble à celui par équipes. La différence, c’est qu’on arrive par l’autre côté d’Innsbruck. Si c’est bien le cas, ce sera long dans la vallée : il faudra être patient et ensuite tout donner du pied de l’ascension jusqu’à l’arrivée. J’espère ne pas perdre de temps dans la vallée, être capable d’être bon dans la montée et de conserver du gaz jusqu’à la ligne.

Vous avez l’air de progresser encore dans la discipline. Pensez-vous pouvoir gagner le titre mondial ? 

Je viens toujours pour gagner. Les choses ne se sont pas toujours bien passées pour moi sur les Championnats du monde ou les grosses courses comme les JO, mais je suis venu pour gagner. Je pense que je peux gagner, et que je serai au moins sur le podium.

Sur la Vuelta, et auparavant sur le Giro, vous étiez au top sur les chronos… 

Oui, c’est bizarre car j’ai plus travaillé pour le classement général cette année, pour le Giro en tout cas. Cela m’a aidé pour le dernier chrono du Giro car j’étais encore relativement frais. Pour la Vuelta, c’est différent car j’ai couru de manière plus conservatrice. J’ai fait très attention à mon corps.

 

 

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