(c) Sirotti

L’actu en bref : Lilian Calmejane rêve d’une étape du Giro, Egan Bernal prêt à disputer deux Grands Tours…

Lilan Calmejane rêve d’une étape du Giro

Interrogé par le quotidien espagnol Marca au départ du Critérium de Saitama, Lilian Calmejane, dont c’était la première participation sur l’événement japonais, a réitéré son ambition d’entrer dans le cercle prestigieux des vainqueurs d’étapes sur les 3 Grands Tours. Il faut dire qu’il avait levé les bras pour la première fois sur un Grand Tour dès le quatrième jour… de sa première participation à une course de trois semaines, en l’occurence c’était sur la Vuelta, en 2016 et c’était en haut de San Andrés de Teixido. L’année suivante, il avait réitéré l’exploit sur le Tour de France, en s’imposant pour sa première participation à la Grande Boucle au sommet de la Station des Rousses après une étape palpitante. Il ne manque plus qu’une victoire d’étape sur le Giro pour boucler la boucle. Une ambition dont il ne s’est jamais caché mais qui pour l’instant s’est révélée impossible puisque son équipe Total Direct Énergie n’a jamais été invitée. Mais en 2020 tout pourrait changer puisque la formation de Jean-René Bernaudeau a remporté le classement UCI EuropeTour, ce qui lui permet d’être invitée d’office sur les 3 Grands Tours. Mais on note dans les propos de Calmejane à Marca, l’usage du conditionnel quant à la participation de l’équipe à la Corsa Rosa : “Si nous faisons le Giro, j’aimerai y gagner une étape car j’ai déjà gagné sur le Tour et la Vuelta“. Quoiqu’il en soit en 2020, l’Albigeois a pour objectif de disputer deux Grands Tours. Si ce n’est pas le Giro, ce sera La Vuelta, qu’il n’a plus couru depuis sa victoire en 2016 (son équipe n’y a plus été invitée depuis).

Pour rappel, si Total Direct Énergie a gagné d’office une invitation sur toutes les épreuves WorldTour en 2020, dont les trois Grands Tours, elle peut aussi refuser certaines de ces invitations. Or, à l’issue de la présentation du Giro 2020, jeudi dernier, Mauro Vegni, le patron de la course italienne, a déclaré espérer que Total Direct Énergie décline son invitation au Giro afin que RCS puisse inviter trois équipes Conti Pro italiennes (Androni Giocattoli, Bardiani – CSF et Neri Sottoli – Selle Italia) (lire ici).

Egan Bernal prêt à disputer deux Grands Tours en 2020

Présent au Saitama Criterium, Egan Bernal s’est entretenu avec CyclingNews.com au sujet de ses plans concernant les Grands Tours en 2020. Le vainqueur du dernier Tour de France a dévoilé ne pas être insensible au parcours du Giro 2020. “Bien sûr je veux revenir sur le Tour de France mais j’aimerai aussi courir le Giro”. Le Tour d’Italie était d’ailleurs initialement son objectif de la saison 2019 avant qu’il ne se blesse et doive y renoncer. C’est ainsi que le Colombien a fini par se retrouver sur le Tour de France et l’a remporté, à seulement 22 ans. Il aura d’ailleurs logiquement un an de plus en 2020 et devrait donc être en âge de disputer deux Grands Tours en une saison, ce qui n’est pas permis chez Ineos quand on n’a que 22 ans. Toutefois rien n’est encore décidé à ce sujet : “Les deux dernières saisons, je préférais faire un seul Grand Tour, mais peut-être que l’an prochain je voudrai en faire deux. Cela dépendra de comment je termine le premier Grand Tour auquel je participe. Si je fais le Giro et que je suis trop fatigué à la fin de la course, je n’irai pas sur le Tour. Mais si je me sens capable de faire le Tour ensuite, pour aider mes coéquipiers ou pour jouer le général, bien sûr je demanderai à l’équipe qu’ils m’alignent”. L’enchaînement Tour-Vuelta ou Giro-Vuelta n’a lui pas été évoqué.

Bien sûr, Bernal a un attachement particulier avec l’Italie. C’est là qu’il y a fait ses premières armes chez les professionnels avec Androni Giocattoli, en 2016 et 2017, et qu’il s’est définitivement affirmé comme l’un des talents de demain, se faisant embauché dans la foulée par Sky (depuis Ineos). Toutefois chez Ineos, il va falloir compter avec tous les talents car n’oublions que la formation britannique vient aussi d’engager Richard Carapaz (en provenance de Movistar), le vainqueur sortant de La Vuelta. Dave Brailsford, le manageur d’Ineos, a annoncé que la répartition des rôles devrait se faire à la mi-novembre (lire ici).

Pour en revenir au Tour d’Italie et à son tracé tout récemment dévoilé, Bernal commente : “Le parcours du Giro est vraiment spécial. Il y a trois contre-la-montre ce qui est difficile pour moi, notamment avec le dernier se tenant le tout dernier jour mais il y a aussi de très longues étapes, ce que j’aime. Je pense que les longues étapes sont quelque chose de spécial en cyclisme. Il y a aussi beaucoup de longues ascensions, ce que j’aime beaucoup. Je pense que c’est un parcours très complet : étapes contre-la-montre, longues étapes, longues ascensions… Je l’aime beaucoup ! C’est difficile de dire si c’est un parcours qui me convient pour le moment. Je peux perdre un peu de temps dans les trois chronos mais il y a aussi ces longues étapes avec ces longues ascensions où je peux bien me comporter si je suis en forme“.

Wout van Aert s’attache les services d’un coach mental

Si le début de l’automne est synonyme de fin de saison et de repos pour de nombreux coureurs, le temps commence à devenir long pour Wout van Aert. Le coureur de Jumbo – Visma, victime d’une lourde chute sur le dernier Tour de France doit composer avec une rééducation qui prend beaucoup de temps. “Je ne peux pas faire plus de deux heures de vélo, déclarait-il à De Zondag. Ensuite j’ai des problèmes de tendon. J’ai fait une sortie de 80 kilomètres mais c’était trop“. Le coureur belge espère toujours faire un retour en cyclo-cross à la période de Noël pour espérer disputer le Championnat de Belgique (début janvier) et acquérir une forme qui lui permette d’être au niveau pour le Championnat du Monde (fin janvier), mais de l’aveu du triple Champion du Monde : “Je ne sais pas si c’est réaliste“. En outre Van Aert révèle s’être attaché les services d’un coach mental. “Je ne veux pas revenir sur le vélo en ayant peur. J’ai pensé que je n’aurai pas de problème après ma chute mais apparemment c’est toujours un traumatisme” explique celui qui avoue penser à son retour à la compétition avec un peu d’anxiété.

Tour de France : Crans-Montana ne baisse pas les bras

Il n’y a décidément pas grand chose qui puisse entamer la motivation de Marius Robyr, porteur de la candidature de Crans-Montana pour accueillir une arrivée d’étape du Tour de France au sommet de la prestigieuse station qui a déjà vu de belles batailles sur ses pentes lors de Tours de Romandie et Tours de Suisse. Neuvième candidature pour le Tour de France et neuvième refus donc mais rien n’y fait. La dixième candidature successive, pour 2021 donc, a déjà été déposée sur le bureau de Christian Prudhomme, comme le rapporte Robyr dans les colonnes de Le Matin. Le Tour de France n’a pu fait étape à Crans-Montana depuis 1984 et la victoire de Laurent Fignon. La Suisse, où se déroulera les Championnats du Monde 2020, à Martigny et Aigle, est très active sur le front du cyclisme puisqu’en plus de la candidature de Crans-Montana, s’est ajoutée l’an passée celle du Canton de Vaud (lire ici).

Mauro Gianetti réaffirme sa confiance en Fabio Aru et Fernando Gaviria

Avec seulement six victoires en 2019, dont une seule sur le continent européen, une étape obtenue sur tapis vert qui plus est, Fernando Gaviria, recrue star de UAE Team Emirates lors du dernier intersaison, n’a pas performé autant qu’imaginé. La faute notamment à des problèmes de genou récurrents. Que dire de Fabio Aru. Opéré de l’artère iliaque en début de saison, le Sarde semblait être sur le chemin du retour au Tour de Suisse. Il a disputé le Tour de France ensuite, qu’il a terminé quatorzième, en préparation de la Vuelta où il n’avait pas trop mal commencé en étant dans le coup à Calp mais la suite a été beaucoup plus difficile. Les problèmes de l’Italien semblent demeurer et Aru a préféré quitter la course après la douzième étape, victime d’un cytomégalovirus.

Bien sûr, nous attendions plus de Aru et Gaviria, commentait Mauro Gianetti, le manageur de UAE Team Emirates à la Gazzetta dello Sport. À l’inverse, Tadej Pogačar a explosé plus tôt que prévu. En ce qui concerne Fabio et Fernando, les premiers à être déçus, ce sont eux-même mais nous allons continué à leur faire confiance“.

Comme le nuance Gianetti, les problèmes de ses leaders désignés ont été contrebalancé par la révélation de la Vuelta, Tadej Pogačar, qui a remporté trois étapes et s’est classé troisième du général final. À la fin de cette saison, UAE Team Emirates se classe quatrième du classement mondial par équipes, grâce notamment à 29 victoires dont 7 grâce à Alexander Kristoff. On n’oublie pas non plus un beau Giro avec six jours en rose pour Valerio Conti puis deux jours supplémentaires en rose pour UAE avec cette fois-ci Jan Polanc.

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