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Clément Chevrier : « Tout ce qu’on fait perd tout son sens »

Clément Chevrier a accepté de réagir au décès tragique de Bjorg Lambrecht survenu la veille, lors de la troisième étape du Tour de Pologne. Dans l’aire de départ de cette journée neutralisée en hommage au coureur belge de 22 ans, le représentant d’AG2R-La Mondiale était particulièrement touché. La voix très posée et les yeux cachés derrière une imposante paire de lunettes de soleil, il est revenu sur les circonstances de la chute survenue au km48, les dangers du sport cycliste et surtout l’aspect dérisoire de la course face à une telle situation.

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« C’était déjà le gros coup dur hier quand on est montés dans le but. L’adrénaline de la course redescend, et on ne comprend pas trop. On a vu que ça c’était passé en course, une chute plus que banale, qui ne semblait présenter aucun risque. On s’est un peu demandés pourquoi… Ce matin, c’était pareil. C’est toujours difficile de se dire qu’en se levant le matin pour faire quelque chose qu’on aime on peut perdre la vie, déplorait Chevrier à notre micro avant d’évoquer les circonstances du drame. On roulait sur la file de gauche au tempo, on discutait deux par deux. On a l’impression qu’il s’est laissé partir dans le fossé, sans comprendre s’il avait touché une roue, perdu le contrôle du vélo ou si lui-même avait perdu connaissance sur le vélo. C’est tout ce qu’on a vu. »

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Dès mercredi, la course reprendra ses droits avec les risques qui vont avec. Chevrier évoquait cette situation si particulière. « Avec l’âge on y pense de plus en plus. Des fois il y a des risques vraiment inconsidérés. Ça passe souvent très bien et parfois ça se passe beaucoup plus mal, ça fait vraiment cogiter. Il n’y a pas beaucoup de métier ou on part sans savoir comment on va rentrer. Personnellement, je trouve que tout ce qu’on fait perd tout son sens actuellement. Tout ça ne vaut pas de perdre la vie. C’est clair qu’on a plus envie d’aller frotter, de prendre des risques inconsidérés pour faire une place anecdotique dans le final. »

L’intégralité de sa réaction au départ de la quatrième étape : 

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