(c) ASO

Tour de France 2019 : L’avis des sprinteurs

Il a naturellement été beaucoup question des coureurs du classement général, ce jeudi, lors de la présentation officielle du parcours du Tour de France 2019. Mais quid des sprinteurs ? Selon Amaury Sport Organisation, sept étapes de plaine sont au programme de la 106ème édition. Ce qui ne veut d’ailleurs pas forcément dire sept sprints.

Présent au Palais des Congrès ce jeudi, Arnaud Démare prend des pincettes. S’il n’est pas encore certain d’en être, malgré ses deux victoires ces deux dernières années, le Picard a regardé l’itinéraire défiler avec attention. “À première vue, c’est un parcours particulièrement accidenté, a-t-il jugé auprès de L’Equipe. On va nettement jongler entre montagne et moyenne montagne, avec une petite place pour le sprint. Ça ne va pas être de tout repos. Par rapport aux années précédentes, cette édition 2019 ne va pas être du tout favorable aux sprinteurs. Je pense que les étapes de moyenne montagne vont vite user ceux qui ne sont pas grimpeurs, avant qu’arrivent les quelques étapes de plaine où tout le monde risque d’être fatigué rapidement.”

De son côté, Mark Cavendish, tout juste prolongé chez Dimension Data, aspire à titiller le record de victoires d’étapes détenu par Eddy Merckx (34 vs 30 pour le Britannique). Il lui faudra d’abord récupérer 100% de ses moyens puis affronter un parcours difficile, mais faisable. “Il y a plus d’ascensions et probablement un plus gros dénivelé positif, mais l’édition 2018 était pratiquement impossible à terminer pour la plupart des sprinteurs, à cause de la position des montées et de la disposition des étapes, a analysé le Britannique. Tandis que sur ce parcours (2019), bien que la montagne soit plus importante, si nous travaillons dur, nous arriverons à Paris. Cette année, peu importe la façon dont vous pouviez travailler, on ne pouvait pas arriver à Paris. Ce sera plutôt sympa l’an prochain, j’ai hâte d’y être”. 

Il y en a un autre qui n’attend que ça. Dylan Groenewegen, double vainqueur d’étape en 2018 et lauréat sur les Champs Elysées en 2017, s’est montré ambitieux au micro de la NOS : “Il y a sept étapes plates, donc ça veut dire que j’ai sept chances de sprinter. C’est assez pour moi. Gagner sept fois, ça serait bien, mais évidemment c’est loin d’être facile, donc en gagner une serait déjà une bonne chose. La première étape me donne très envie, car si tu la gagnes, tu as le maillot jaune. Ce serait un grand honneur de le porter, ce sera donc un très gros objectif.” Le maillot vert, en revanche, ne figure pas dans les plans du coureur batave.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.