(c) Route d'Occitanie / A.Lipke

Une victoire qui fait beaucoup de bien pour Alejandro Valverde

Alejandro Valverde faisait figure d’épouvantail au départ de la première étape de la Route d’Occitanie, jeudi. Flanqué de son maillot de champion du monde, le vétéran espagnol n’a pas déçu. Au sommet de la côte d’Aubignac, le coureur de la Movistar a dompté ses rivaux pour s’octroyer, quasiment deux mois après sa dernière course, son second succès de l’année 2019. Dans les tous derniers hectomètres, il a ainsi répondu à Rigoberto Uran (EF Education First) avant de résister à Eddie Dunbar (Team Ineos) pour conclure le gros boulot de ses équipiers.

“Vu que c’était mon premier jour de course après une longue absence, il m’était compliqué d’appréhender cette étape, car on ne sait jamais comment le corps va réagir, a expliqué le Murcian. Heureusement, tout s’est bien passé. L’équipe a fait un travail fantastique aujourd’hui. Nous avons pris nos responsabilités dès le départ, en collaboration avec Education First, et lors de la première montée d’Aubignac, j’ai demandé à mes coéquipiers de faire un bon rythme pour voir comment on pourrait opérer. Mes jambes étaient bonnes, j’aimais la côte et je leur ai donc demandé d’y allé plein pot lors de la deuxième montée. Une fois leur travail terminé, ma tâche était de contrôler. Mes rivaux m’ont laissé seul en charge du groupe, mais c’est normal et je le comprends. Les attaques d’Uran et de Dunbar étaient violentes, mais j’ai pu les contrôler et décrocher la victoire. C’est ma deuxième de la saison, c’est vrai que j’ai moins de succès que les années précédentes, mais j’ai aussi décroché six secondes places, beaucoup de bons résultats et j’ai le sentiment d’avoir toujours été à la hauteur depuis le début d’année.”

Vainqueur sortant de la Route d’Occitanie, Valverde est donc bien parti pour se succéder à lui-même. Il lui faudra malgré tout bien résister dans la troisième étape avec l’enchaînement Port de Balès-Hospice de France : “Garder le maillot jusqu’au bout? Ce sera dur, bien sûr. La troisième étape présente un parcours difficile en montagne et nos rivaux ne nous faciliteront pas les choses. Nous avons au moins une victoire à présent, et surtout, j’ai la sensation que mon travail des deux derniers mois porte ses fruits. C’est un vrai boost pour la motivation, non seulement pour ce qui reste de cette épreuve, mais aussi en vue du prochain Tour de France, où mon objectif sera d’aider nos deux leaders, Nairo Quintana et Mikel Landa.”

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