(c) Sirotti

Le fils de Patrick Lefevere au tribunal pour avoir survolé Paris-Roubaix en hélico

La Belgique, c’est le pays du vélo. En terme de rentabilité, la Flandre tout particulièrement sait y faire. Les VIP sont les rois ! À chaque classique flamande, entre 40 et 50 autocars de l’organisation, avec escorte, transportent ces gens qui payent leur place pour suivre la course en privilégié. Ceux qui payent un peu plus peuvent même suivre la course de l’intérieur depuis une voiture d’invités de l’organisation et certains ont même droit à un tour en hélicoptère. Tout dépend votre budget. Les plus aisés et le plus introduits peuvent même quasiment acheter une accréditation pour leur voiture, à condition toutefois d’être ou d’avoir avec soi un pilote licencié.

En France, c’est un peu différent. Surtout avec ASO. Sur toutes les épreuves de l’organisateur du Tour de France, les voitures gravitant dans l’échelon course sont des voitures d’ASO, pilotés par des pilotes ASO (à l’exception des voitures de presse, Mavic et d’équipes bien entendu). Même hors de l’échelon course, il n’y a pas de particuliers qui puisse acheter une accréditation, que ce soit personnelle (si on excepte la particularité des clients des tours opérateurs officiels) ou encore moins pour le véhicule. Les seules relations extérieures concernent les partenaires et les institutions.

Alors quand c’est Paris-Roubaix, à quelques kilomètres seulement de la Belgique, cette différence ne passe pas toujours bien. L’Enfer du Nord est aussi l’enfer pour les suiveurs. De très nombreuses accréditations voitures sont arrachées chaque année, souvent par des conducteurs de vans belges, en général de location, qui vendent tout à fait illégalement à des particuliers le moyen de suivre la course en privilégié. Une fois l’accréditation décollée et recollée plus ou moins bien, ces conducteurs illégaux trompe les forces de l’ordre qui bloquent les routes pour le passage de la course et peuvent effectivement offrir cette expérience “privilégiée” qu’ils ont vendu.

Le fils de Patrick Lefevere (manageur général de Quick Step), Thomas, a lui poussé l’expérience encore plus loin. Il a simplement… survolé le parcours de la course ! En hélicoptère. Pendant environ 1h30, provoquant la furie d’ASO et des autorités françaises. Naturellement, seuls les hélicoptères de la TV et d’ASO, et bien entendu la Gendarmerie et services de secours, sont autorisés à survoler la course. Thomas Lefevere, 22 ans, sera jugé au tribunal de correctionnel de Lille le 6 juin 2019 pour son méfait. Il plaidera la bonne foi : “Mon client ignorait qu’il devait déposer une demande de plan de vol” déclarait à La Voix du Nord Maitre Christophe Hareng, l’avocat du fils Lefevere qui risque notamment de perdre sa licence. S’il l’avait su, il aurait sans doute aussi su que même en déposant un plan de vol, il n’aurait pas reçu d’autorisation.

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