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Giro : Pello Bilbao domine Tony Gallopin au bout de l’échappée

Le succès de Fausto Masnada a donné des idées aux baroudeurs. Ainsi, le départ de la septième étape est le terrain d’une bataille très intense pour constituer l’échappée. Les attaques s’enchaînent, en vain pendant près de deux heures, jusqu’à ce que douze hommes parviennent à s’enfuir. Le peloton n’a jamais laissé plus de deux minutes, mais les plus forts du groupe ont réussi à se jouer la gagne à L’Aquila. Ainsi, ils sont six au pied de la rampe finale. Pello Bilbao s’y est montré le plus fort en attaquant juste avant la flamme rouge. Tony Gallopin a pris le premier accessit à cinq secondes, devant Davide Formolo. Arrivé au sein du peloton, Valerio Conti reste en rose. 

Sous le soleil de Vasto, le départ est donné à une allure particulièrement soutenue. Les attaques s’enchaînent, mais le peloton ne laisse rien filer. Les équipiers du maillot rose Valerio Conti (UAE-Team Emirates) répriment toutes les tentatives. D’autant que José Joaquin Rojas (Movistar) et Valentin Madouas (Groupama-FDJ), tous deux dans l’échappée victorieuse la veille, multiplient les tentatives. Les deux hommes sont respectivement classés 4e et 5e du général, alors les équipiers de Conti travaillent d’arrache pied. Ces deux-là orchestrent notamment une belle tentative, avec une vingtaine de coureurs dont Ion Izagirre (Astana) ou Mikel Nieve (Mitchelton-Scott).

Ce groupe prend une trentaine de secondes de marge, mais le peloton finit par recoller. Cette intense bataille fait couvrir 49,8 kilomètres aux coureurs durant la première heure de course! La moyenne ne faiblit pas vraiment ensuite et est maintenu au-delà de 48km/h après deux heures. C’est là que le bon coup se forme, après que les équipiers du maillot rose ont eu besoin de souffler un instant. Douze coureurs sautent sur la brèche, à 100 kilomètres du but, et parviennent à créer l’écart. Antonio Pedrero, José Joaquin Rojas (Movistar), Tony Gallopin (AG2R-La Mondiale), Mattia Cattaneo (Androni-Sidermec), Pello Bilbao, Andrey Zeits (Astana), Jay McCarthy, Davide Formolo (Bora-hansgrohe), Lucas Hamilton (Mitchelton-Scott), Sebastian Henao (Ineos), Thomas De Gendt (Lotto Soudal) et Ruben Plaza (Israel Cycling Academy) constituent alors la bonne échappée du jour.

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Après une grosse lutte, où le peloton maintient l’écart autour de trente secondes, l’échappée finit par gagner le combat et creuse l’écart. A 80 unités du but, les fuyards comptent 1’38” d’avance. Ils prendront jusqu’à 1’50” de marge, mais le peloton contrôle sous l’impulsion des UAE-Team Emirates. Les hommes de tête n’ont plus que 1’20” au pied de Svolte di Popoli (2e cat., 8,8km à 5,7%), la seule difficulté répertoriée du jour. Dès le pied, Thomas De Gendt lâche prise et laisse l’échappée poursuivre à onze. C’est ensuite Ruben Plaza qui craque, mais le groupe de tête continue à un bon rythme et creuse à nouveau l’écart. Au sommet, les dix rescapés de l’échappée reprennent 1’50” de marge. Reste alors 45 kilomètres à couvrir.

Le peloton ne refait pas de terrain dans les bornes qui suivent et Conti n’a plus que deux équipiers à disposition. L’écart monte au-delà des deux minutes à 25 unités du but, alors la Trek-Segafredo se dévoue pour venir rouler. Les coéquipiers de Bauke Mollema impriment un rythme très soutenu et ramène l’échappée à 1’13” sous l’arche indiquant les 15 derniers kilomètres. D’autant que Katusha-Alpecin et Mitchelton-Scott viennent prêter main forte à la poursuite. Un effort qui s’avère être vain. Voyant le rapproché du peloton, les hommes forts de l’échappée attaquent. Ainsi, Cattaneo, Formolo, Gallopin, Bilbao et Hamilton entrent ensemble dans les 5 derniers kilomètres avec 1’25” d’avance.

Rojas parvient à rejoindre le groupe de tête, mais craque au pied de la rampe finale. Bilbao place lui une attaque décisive peu avant la flamme rouge et tient bon jusqu’au bout. Il coupe la ligne en vainqueur, avec cinq secondes d’avance sur Tony Gallopin et Davide Formolo. Le peloton arrive 1’07” après le vainqueur, Valentin Madouas réglant le sprint pour la 9e place. Arrivé au sein de ce groupe, Valerio Conti conserve sa tunique de leader après une journée mouvementée.

Le classement de la septième étape : 
1. Pello Bilbao (Astana) en 4h08’27”
2. Tony Gallopin (AG2R-La Mondiale) à 5″
3. Davide Formolo (Bora-hansgrohe) m.t.
4. Lucas Hamilton (Mitchelton-Scott) à 9″
5. Mattia Cattaneo (Androni-Sidermec) m.t.
6. José Joaquin Rojas (Movistar) à 30″
7. Sebastian Henao (Ineos) à 48″
8. Antonio Pedrero (Movistar) à 1’01”
9. Valentin Madouas (Groupama-FDJ) à 1’07”
10. Andrea Vendrame (Androni-Sidermec) m.t.

Le classement général après la septième étape : 
1. Valerio Conti (UAE-Team Emirates) en 29h29’34”
2. José Joaquin Rojas (Movistar) à 1’32”
3. Giovanni Carboni (Bardiani-CSF) à 1’41”
4. Nans Peters (AG2R-La Mondiale) à 2’09”
5. Valentin Madouas (Groupama-FDJ) à 2’17”
6. Amaro Antunes (CCC) à 2’45”
7. Fausto Masnada (Androni-Sidermec) à 3’14”
8. Pieter Serry (Deceuninck-Quick Step) à 3’25”
9. Andrey Amador (Movistar) à 3’27”
10. Sam Oomen (Sunweb) à 4’57”

 

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