(c) Arctic Race of Norway

Arctic Race of Norway : Colin Joyce remporte l’étape, Sergei Chernetski nouveau leader

195 kilomètres escarpés entre Tana et Kjøllefjord étaient au programme de la deuxième étape de l’Arctic Race of Norway ce vendredi. Au terme d’une course décousue, Mathieu van der Poel (Corendon-Circus) perd son maillot de leader. Un groupe d’une dizaine de coureurs s’est disputé la victoire au sprint et a été réglé par Colin Joyce (Rally) devant Dennis van Winden (Israel Cycling Academy) et Markus Hoelgaard (Joker-Icopal). Deuxième la veille, Sergei Chernetski (Astana) a terminé dans le même temps et prend la tête du général. Mathieu van der Poel a terminé dans le peloton à une minute du vainqueur.

Comme la veille, le peloton n’a pas de temps à perdre et mène d’entrée un train soutenu. Après 35 kilomètres parcourus, il n’y a pas encore d’échappée malgré de nombreuses attaques. Un groupe d’une quinzaine de coureurs a notamment essayé de fausser compagnie au peloton, mais en vain. Il faut alors attendre la première difficulté du jour, au km45, pour voir six coureurs créer un écart. Dennis van Winden (Israel Cycling Academy), Henrik Evensen (Joker-Icopal), Loïc Chetout (Cofidis), Sindre Lunke (Fortuneo-Samsic), Yannick Martinez (Delko Marseille Provence KTM) et Ryan Anderson (Rally) forment l’échappée du jour. Cette fois, le peloton laisse filer.

A l’arrière, c’est l’équipe Corendon-Circus de Mathieu van der Poel qui règle l’allure et contrôle tranquillement l’écart. Au maximum, les fuyards obtiennent une avance légèrement supérieure à quatre minutes après 60 kilomètres parcourus. L’échappée voit l’écart diminuer d’un coup lorsque des attaques émanent du peloton à plus de 120 kilomètres de l’arrivée. Nicolas Roche (BMC) tente notamment de fausser compagnie au groupe avec un coéquipier, mais en vain. Une cassure est à signaler, mais tout rentre vite en ordre. Après cette accélération, le peloton se rapproche à moins de deux minutes de l’échappée. Reste alors 90 kilomètres à parcourir.

Corendon-Circus maintient l’écart autour de 1’50” pendant les quinze kilomètres qui suivent. A l’avant, Loïc Chetout est distancé du groupe de tête sur la troisième difficulté répertoriée du jour : les hommes de tête continuent à cinq, puis à quatre lorsque Yannick Martinez lâche prise à quelques encablures du sommet. Les deux hommes sont rapidement repris par le peloton.

A 60 kilomètres de l’arrivée, une nouvelle tentative de la BMC accélère l’allure du peloton et occasionne des cassures. L’avance des quatre rescapés de l’échappée tombe sous la minute alors qu’un groupe d’une quinzaine de coureurs comprenant, entre autres, Mathieu van der Poel, Jakob Fuglsang et Sergei Chernetski (Astana), ou encore Damiano Caruso, Alberto Bettiol et Danilo Wyss (BMC), s’est détaché et part à leur poursuite. Les poursuivants font la jonction à 44 kilomètres de l’arrivée. Ce gros groupe de tête compte alors près d’une minute d’avance sur le peloton.

Alors que le groupe des piégés finit par se rapprocher de la tête, Jakob Fuglsang accélère. Il est suivi par son coéquipier Chernetski, le 2e du général, et Alberto Bettiol, qui est 5e. Cette fois, Mathieu van der Poel ne peut pas sauter dans les roues et les trois hommes créent rapidement un écart. Un groupe de poursuivants d’une dizaine de coureurs s’intercale à 30″ du trio de tête, le groupe du leader est déjà à plus d’une minute à 34km de la ligne. Fuglsang joue le rôle d’équipier de luxe pour Chernetski : c’est lui qui assure le train à l’avant.

A 25 kilomètres de l’arrivée, le groupe van der Poel est à 1’20” des trois hommes de tête et semble avoir perdu la partie, alors que le groupe intercalé connaît une chute qui ralentit sa progression. Bettiol, Chernetski et Fuglsang se mettent à se relayer et creusent encore l’écart : à 15km de l’arrivée, les poursuivants sont à une minute, le peloton à deux minutes.

Dans les dix derniers kilomètres, les poursuivants parviennent à réduire l’écart sur le trio de tête. Ils sont à moins de 30 secondes à huit unités du but, le peloton se rapproche aussi, mais semble encore trop loin pour espérer recoller. Alors que les poursuivants sont sur le point de recoller, à 5km de l’arrivée, Bettiol et Chernetski relancent l’allure, mais en vain. La jonction s’effectue : ils sont alors douze en tête avec plus d’une minute d’avance sur le groupe van der Poel.

Le groupe commence à s’attaquer à 1,5 kilomètre de l’arrivée, mais personne ne parvient à se détacher : la gagne de l’étape va se jouer sur un sprint réduit. Colin Joyce (Rally) se montre le plus véloce et remporte la deuxième étape devant Dennis van Winden (Israel Cycling Academy) et Markus Hoelgaard (Joker-Icopal). Arrivé dans le temps du vainqueur, Sergei Chernetski est le nouveau leader de la course.

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