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Crédit photo: Sirotti

Tour d’Italie – Les conclusions de la première étape

L’Autrichien Lukas Pöstlberger (Bora-Hansgrohe) a surpris son monde ce vendredi sur la première étape du Tour d’Italie en terre sarde. Retour sur cette journée initiale avec les enseignements tirés par la rédaction de Cyclingpro.net.

Une belle histoire, ce Lukas

Le coureur de Bora-Hansgrohe invoquait le destin pour expliquer sa victoire ce vendredi. Le jeune homme de 25 ans gagne toujours au moment où il s’y attend le moins, comme son titre de Champion d’Autriche acquis en 2012. Il rentre dans l’histoire de son pays en devenant le premier vainqueur d’étape autrichien sur le Giro d’Italia, pour son premier jour dans un Grand Tour. Loin de la renommée de Peter Sagan, cette victoire est avant tout le succès d’un collectif, en témoigne le large sourire de Sam Bennett à l’arrivée. L’Irlandais était certes désigné pour jouer le sprint à Olbia, mais c’est lui qui a crié à l’oreillette “Go, go Lukas”, témoignant de l’état d’esprit qui règne dans l’armada allemande.

Une cyclo pour s’échauffer

5 heures et 13 minutes pour effectuer les 206 premiers kilomètres de ce Tour d’Italie. Le peloton n’a pas puisé dans ses réserves ce vendredi. Scénario prévisible quand on pense aux nombreux obstacles à venir pour les coureurs de cette 100e édition. Une allure lente, un peloton qui joue avec le feu et qui se fait surprendre dans le dernier kilomètre, c’est bien aussi pour commencer un Grand Tour, loin de la tradition des prologues à pleine puissance.

Kruijswijk, le petit perdant de la journée

Inutile de dramatiser, le Néerlandais n’a pas perdu le Tour d’Italie ce vendredi. Cependant, ce petit contre-temps s’ajoute à sa chute subie la semaine dernière au Tour du Yorkshire. Le coureur de LottoNL-Jumbo est en manque de réussite. Pour le même prix, il aurait été protégé selon la règle des trois derniers kilomètres. 13 secondes concédées, ce n’est pas non plus la fin du monde, du moment que l’histoire ne se répète pas sur la deuxième étape car le doute pourrait clairement s’installer dans sa tête.

Bardiani avec la peur de l’exclusion

Des coureurs fâchés comme Tom Dumoulin, n’hésitant pas à employer le terme de ‘crétins’ pour définir les Italiens Stefano Pirazzi et Nicola Ruffoni, le directeur sportif Zannata en pleurs, cette histoire de dopage n’est pas la meilleure propagande pour ce Giro d’Italia. La formation italienne Bardiani est sous le coup d’une suspension. Si l’échantillon B est également positif, la commission disciplinaire de l’UCI pourrait suspendre l’équipe pro-continentale à effet immédiat pour une durée de 15 à 45 jours, ce qui signifierait la fin du Tour d’Italie pour les sept coureurs rescapés. En cas de non-décision pendant la compétition, on entend déjà des voix se lever en disant qu’ils n’ont plus leur place dans le peloton de cette 100e édition. Affaire à suivre.

Le tournant à 3,5 kilomètres de l’arrivée

Si Lukas Pöstlberger a fait preuve de malice et a profité du tracé sinueux dans le dernier kilomètre, la chute à 3,5 kilomètres a également joué en faveur du coureur autrichien. Ce fait de course a provoqué une totale désorganisation dans les trains de sprinteurs. Chaque équipe a regardé derrière soi afin de trouver son sprinteur. Par exemple, André Greipel n’avait plus qu’un seul homme pour l’aider Jasper De Buyst dans les deux derniers kilomètres. Une énergie conséquente gaspillée à rentrer dans le peloton et au même moment le coureur de Bora-Hansgrohe échappait à la vigilance des armadas à peine ou en partie reconstituées.

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