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Tour de France : Dylan Groenewegen s’impose en force

Le jour le plus long. 231 kilomètres de plat entre Fougères et Chartres sont au programme de la septième étape du Tour et semblent promettre la gagne aux sprinteurs. De fait, les habituels baroudeurs se font prier pour prendre le large et cela donne lieu à une course étrange, pour le moins. Finalement, Dylan Groenewegen (LottoNL-Jumbo) se montre le plus puissant à l’arrivée de Chartres. Il devance Fernando Gaviria (Quick-Step) et Peter Sagan (Bora). Greg van Avermaet (BMC) a lui conforté son maillot jaune en passant en tête du sprint bonus.

Contrairement à l’habitude, les amateurs d’échappée ne se bousculent pas au départ de Fougères. Lorsque Christian Prudhomme donne le départ réel, il semble en fait que l’itinéraire défilé se prolonge. Il faut dire que les 231 kilomètres de plat dessinés par les organisateurs ne prêtent pas à l’enthousiasme. Les baroudeurs savent bien que leurs chances sont maigres, alors personne n’y va. De fait, le peloton ne roule pas. Il faut attendre quatre kilomètres pour voir Thomas Degand (Wanty-Gobert) s’échapper. Voyant qu’il n’est pas suivi, il choisit de se relever de lui-même après avoir pris une minute d’avance. La procession reprend. Pour donner une idée : il a fallu 18 minutes pour parcourir les 10 premiers kilomètres du jour.

Un groupe de solides rouleurs décident de rompre la torpeur générale après quinze kilomètres de course. Tony Gallopin, Oliver Naesen (AG2R), Edward Theuns (Sunweb), Simon Gerrans (BMC), Yves Lampaert (Quick-Step), Lukas Pöstlberger (Bora), Julien Vermote (Dimension Data), Arthur Vichot (Groupama-FDJ), Thomas de Gendt (Lotto-Soudal) et Michael Gogl (Trek) forment une échappée royale. Piégée, la LottoNL-Jumbo n’a pas d’homme à l’avant et est contrainte de rouler pour protéger son sprinteur Dylan Groenewegen. Les hommes en jaune et noir ne laissent jamais plus de quinze secondes et rattrapent le groupe de tête après 25 kilomètres de course.

Il faut attendre le km36 pour voir une nouvelle attaque : c’est cette fois Yoann Offredo (Wanty-Gobert) qui tente sa chance. Comme son coéquipier Degand, personne ne le suit. Peu importe, le Français ne se pose pas de question et creuse l’écart. Le peloton attend d’avoir neuf minutes de retard sur lui pour réagir. Les équipes de sprinteurs placent chacune un homme pour rouler derrière Offredo : son avance n’est plus que de 4’50 à 110 kilomètres de Chartres : il passe en tête de la seule difficulté du jour, la Côte du Buisson de Perseigne (4e cat., 1,5km à 3,9%) avant de se relever à son tour.

La course semble enfin lancée lorsque les équipes Trek et AG2R s’entendent pour créer une bordure en tête de peloton : l’allure s’accélère soudainement. Dan Martin (UAE) est notamment piégé, mais parvient à recoller avec l’aide de deux coéquipiers. Le peloton met une quinzaine de kilomètres à se reformer et revient tout près d’Offredo avant de le reprendre à 90 kilomètres de la ligne d’arrivée.

Laurent Pichon (Fortuneo-Samsic) profite d’un nouveau moment de torpeur pour tenter sa chance. Il crée l’écart et prend 2′ d’avance à 77 kilomètres du but. Problème, il n’est pas suivi et semble à la merci du peloton qui contrôle tranquillement son avantage. A l’approche du sprint intermédiaire situé à 63 kilomètres de la ligne, le peloton accélère à nouveau, réduisant de moitié la marge de Pichon. Ce dernier y passe en tête avec une minute d’avance. Fernando Gaviria (Quick-Step) règle le peloton devant Peter Sagan (Bora), qui conforte son avance dans la course au maillot vert.

Pichon reprend un peu de marge une fois l’intermédiaire passé. Le coureur de la Fortuneo-Samsic compte 1’30” d’avance à 45 kilomètres de l’arrivée. C’est le moment que choisit le peloton pour enfin lancer un semblant de poursuite. Pichon n’a plus que 20 secondes d’avance à 39 kilomètres de Chartres et est repris une borne plus tard. Les équipes des leaders sont nerveuses et craignent la formation de bordures. Tout le monde veut se placer à l’avant.

Le peloton évolue désormais groupé : Greg van Avermaet (BMC) en profite pour prendre trois secondes de bonification au sprint bonus et conforte son maillot jaune. Il n’y a pas d’attaque dans les trente derniers kilomètres, le peloton occupe toute la largeur de la route et se dirige tranquillement vers un sprint massif. Pas en réussite depuis le début du Tour, Dylan Groenewegen (LottoNL) s’impose en force devant Fernando Gaviria (Quick-Step) qui a, pour une fois, lancé trop tôt. A la lutte pour la troisième place, Peter Sagan (Bora) devance Arnaud Démare (Groupama-FDJ) d’un cheveu.

Le top 10 de l’étape : 
1. Dylan Groenewegen (LottoNL-Jumbo) en 5h43’42”
2. Fernando Gaviria (Quick-Step)
3. Peter Sagan (Bora)
4. Arnaud Démare (Groupama-FDJ)
5. Christophe Laporte (Cofidis)
6. John Degenkolb (Trek)
7. Daryl Impey (Mitchelton-Scott)
8. André Greipel (Lotto-Soudal)
9. Andrea Pasqualon (Wanty-Gobert)
10. Mark Cavendish (Dimension Data)

Le top 10 du général : 
1. Greg van Avermaet (BMC) en 28h19’25”
2. Geraint Thomas (Sky) à 6″
3. Tejay van Garderen (BMC) à 8″
4. Julian Alaphilippe (Quick-Step) à 9″
5. Philippe Gilbert (Quick-Step) à 15″
6. Bob Jungels (Quick-Step) à 21″
7. Rigoberto Uran (EF-Drapac) à 48″
8. Alejandro Valverde (Movistar) à 54″
9. Rafal Majka (Bora) à 55″
10. Jakob Fuglsang (Astana) à 56″

 

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