(c) Sirotti

Dan Martin isolé mais pas inquiet

Depuis 2012, Daniel Martin n’a manqué le Tour de France qu’à une seule reprise, c’était en 2014. L’Irlandais sera de nouveau au départ demain avec des ambitions de classement général. C’est d’ailleurs seulement la deuxième fois qu’il aura cet objectif, lui qui avait terminé neuvième de la dernière édition. Il estime que son expérience de 2016 sera bénéfique et qu’il ne devra pas reproduire les mêmes erreurs. « J’ai beaucoup appris l’année dernière même si j’ai couru comme un idiot, a déclaré Dan Martin comme le relate Cycling Weekly. J’ai fait des erreurs. C’était la première année que je jouais le classement général sur le Tour de France et c’est aussi la première fois que j’étais devant dans la montagne. J’ai bien compris que c’était différent de la Vuelta et la façon dont il faut courir est très différente. »

En 2014, Martin avait tenté de jouer le général sur le Tour d’Espagne justement avec une septième place à la clé, ce qui reste jusqu’ici son meilleur résultat sur une course de trois semaines. Mais comme l’an passé, il partira avec un handicap certain, puisqu’il n’aura presque aucun équipier en montagne. La formation Quick-Step Floors est en effet tournée autour de Marcel Kittel et de quelques individualités comme Philippe Gilbert et Zdenek Stybar pour jouer les étapes. Pourtant, l’Irlandais minimise ce handicap. « Je n’y pense pas. Je vais surtout considérer que j’ai des coéquipiers pour les étapes de plaine et c’est une bonne chose pour jouer le général. Il y a bien assez d’équipes qui vont rouler très fort dès le pied des cols. J’ai simplement appris à courir de cette manière. Pour moi, il est plus important de rester en sécurité sur les étapes de plaine. »

Il évoque également la difficulté des cols, estimant qu’il faudra surtout compter sur ses jambes plutôt que sur un équipier pour l’emmener. « D’ailleurs, le parcours de cette année ne joue pas forcément en la faveur des équipes les plus fortes. Sur le Tour de l’année dernière, être dans les roues, comme dans l’étape d’Arcalis, était une bonne chose d’où l’importance d’avoir une équipe en montagne alors que les ascensions de cette année sony beaucoup plus dures. Alors bien sûr, il y aura toujours des moments où il sera important d’avoir une équipe mais je vais trouver de quoi me faire emmener. » La tâche de Dan Martin s’annonce quand même délicate, même si Gianluca Brambilla pourra l’épauler. Seul point positif, le faible kilométrage de contre-la-montre, exercice où l’Irlandais perd généralement un temps assez précieux.

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