© Laurent Barré

GP Pino Cerami : Peter Kennaugh signe son retour

Le Grand Prix Pino Cerami est une course belge d’une journée, créée en 1964. Elle est classée au calendrier Europe Tour depuis 2005 (1.1.). Peter Kennaugh succède à Wout van Aert et remporte l’édition 2018.

Partie à 12h00 de la ville de Saint-Ghislain sous un soleil de plomb et plus de 30°C sans le moindre vent. Après un défilé long de 7,2 km, les coureurs s’engage dans l’épreuve pour 202,3 kilomètres ponctués de cinq ascensions répertoriées.
Durant la première partie de course, les coureurs peinent à sortir du peloton, ce dernier maintenant un rythme élevé : 48km/h de moyenne durant la première demi-heure. Il faut attendre environ 20 km pour voir les premiers attaquants sortir : Peter Kennaugh (Bora-Hansgrohe), Mads Würtz (Katusha-Alpecin), Wesley Kreder (Wanty-Groupe Gobert), Maxime Farazijn (Sport Vlaanderen-Baloise) et Lasse Norman Hansen (Aqua Blue Sport). Un contre-attaquant tente alors de rejoindre la tête de course en la personne d’Alexander Cools (Cibel-Cebon). L’écart entre l’échappée et le peloton se creuse rapidement, passant de 2’30” à plus de 5′ en quelques kilomètres seulement. Toujours intercalé, Alexander Cools se relève pour attendre le peloton.

Les coureurs traversent la Flandre Occidentale et la commune de Brakel avant de se diriger vers le Mur de Grammont où l’équipe BMC impose le rythme. L’équipe suisse reste à l’avant et l’écart fond sous son impulsion pour descendre à 3’08”. Les monts s’enchainent avec notamment le Denderoordberg et le peloton explose en plusieurs parties. A 120 km de l’arrivée, il ne reste plus que 2’10” d’avance pour les hommes de tête et le peloton décide de temporiser en approchant de la zone de ravitaillement. Une fois tout le monde ravitaillé, la course reprend un rythme plus soutenu et l’équipe Direct-Energie se place en tête de peloton à 95 km de l’arrivée. De nouveau, l’écart se réduit progressivement passant sous les deux minutes : 1’53”. L’échappée en contrainte d’accélérer, ce qui est fatal à Lasse Norman Hansen (Aqua Blue Sport) qui laisse ses compagnons partir dans la côte d’Erbisœuil. Wesley Kreder (Wanty) et Maxime Farazjin (SVB) craquent eux aussi. Dans le peloton, WB-Aqua Protect-Veranclassic mène le train et le peloton est pointé à moins d’une minute et demi de retard. Peter Kennaugh (Bora) et Mads Würtz se retrouvent momentanément seuls en tête, mais les deux hommes précédemment lâchés parviennent à revenir alors qu’au sein du peloton – qui rattrape Lasse Norman Hansen – Loic Vliegen (BMC) tente de sortir sans succès. Plusieurs coureurs cherchent à l’imiter et la BMC reprend le contrôle de la poursuite et revient à 54″ de la tête de course alors qu’il reste encore 88 km. Peter Kennaugh est le seul à résister, à 80 km du but il possède 35″ d’avance sur un premier peloton et 1’13” sur le deuxième.
Les deux pelotons vont se regrouper et quatre hommes partent en contre : Jempy Drucker (BMC), Robbert De Greef (Roompot), Jelle Wallays (Lotto-Soudal) et Jonas Rutsch (Lotto-Kern Haus). Kennaugh préfère se relever pour les attendre. A 60 km de l’arrivée, un nouveau groupe se forme en contre : Saramotins (Bora), Kuznetsov (Katusha) Bakelants (AG2R), Baugnies (Wanty), Declercq (SVB) et Tulik (Direct Energie) rejoignent la tête de course. La pluie fait son apparition sur la course et vient rafraichir les coureurs. Celle-ci tombe violemment sur la ligne d’arrivée et beaucoup de barrières tombent sur la route. Des arbres sont couchés sur la route quelques kilomètres devant l’échappée qui possède 55″ d’avance.
Passée la barre des 50 derniers kilomètres, le peloton revient dangereusement avant de temporiser légèrement. Plusieurs chutes ont lieu dans le paquet : Adrien Petit, Paul Ouselin (Direct Energie), Aaron Verwilst (SVB)… Le soleil revient sur la course où l’écart est toujours relativement faible avec 45″ d’avance pour l’échappée où Jan Bakelants essaye de relancer l’allure. Les abandons se multiplient à l’image d’Alexis Gougeard (AG2R). A 24 km du but, l’avance de la tête de course n’est plus que de 35″ sur un peloton emmené par Dimension Data.
Dans les derniers kilomètres de course, la situation ne change pas, l’échappée résiste et concerve 36″ d’avance à 10 km de la ligne. Le peloton est emmené par Cofidis, Trek en deuxième rideau. Aqua Protect vient relayer la formation française et ça se rapproche doucement. Kennaugh et Tulik tentent alors le tout pour le tout en attaquant à moins de cinq bornes de la ligne, ils possèdent 18″ d’avance, cependant le reste de l’échappée revient sur eux à 2 km de l’arrivée, Kennaugh en replace une sous la flamme rouge et parvient à résister au retour de ses poursuivants. Il s’impose de belle manière.

Classement :

1. Peter KENNAUGH (Bora-Hansgrohe)
2. Jérôme BAUGNIES (Wanty-Groupe Gobert)
3. Benjamin DECLERCQ (Sport Vlaanderen-Baloise)
4. Aleksejs SARAMOTINS (Bora-Hansgrohe)
5. Jean-Pierre DRUCKER (BMC Racing Team)
6. Viacheslav KUZNETSOV (Team Katusha-Alpecin)
7. Giacomo NIZZOLO (Trek-Segafredo)
8. Xandro MEURISSE (Wanty-Groupe Gobert)
9. Romain CARDIS (Direct Energie)
10. Floris GERTS (Roompot-Nederlandse Loterij)

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