Tour de Belgique : Campenaerts remporte l’étape, Evenepoel conforte sa tunique

Cette quatrième étape du Tour de Belgique formait une boucle autour de la Seraing sur un terrain difficile et propice à renverser le classement général. Au terme d’une course finalement assez terne, c’est Victor Campenaerts qui s’impose dans un sprint à trois face à Andreas Kron et un monstrueux Remco Evenepoel, qui conforte son maillot. 

En raison du sprint intermédiaire placé dix kilomètres après le départ, personne ne parvient à prendre le large pendant les premières minutes de course. Il faut attendre le pied de la première difficulté du jour pour enfin voir un groupe se détacher. Six coureurs parviennent à prendre une trentaine de secondes d’avance, parmi lesquels Victor Campenaerts, Quinten Hermans, Gianni Marchand, Andreas Kron, Jimmy Turgis ou Cyril Lemoine. Derrière, Julien Antomarchi tente de faire le jump, mais il est rapidement contrôlé par un peloton mené à vive allure par la Deceuninck-Quickstep du leader Remco Evenepoel. Dans les reliefs suivants, Cyril Lemoine perd le contact avec la tête, alors que dans le peloton Alex Kirsch (Trek-Segafredo) doit abandonner après une chute. Il était 5e du général. Le peloton relâche finalement la poursuite, et le groupe de tête peut enfin prendre du champ. Ce ralentissement donne des idées à certains, et Jerôme Baugnies (Wanty- Groupe Gobert), Julian Van den Brande (Tarteletto-Isorex), Dries De Bondt (Corendon Circus), Benjamin Declercq (Sport Vlaanderen-Baloise) et Christophe Masson (Roubaix) partent en contre.

Les coureurs arrivent alors au pied de la fameuse côte de la Redoute, dans laquelle Ben Hermans (Israel Cycling) tente de s’extirper du peloton. Sa tentative est rapidement contrôlée, mais cela a tout de même pour effet d’annuler la fugue des cinq coureurs en contre. La course arrive ensuite dans la première ascension de la Roche aux Faucons, mais personne ne semble vouloir accélérer dans le peloton. Au premier passage sur la ligne, l’écart n’est plus que de 1’15” avec les hommes de tête. A ce moment là, le leader Remco Evenepoel ne peut plus compter que sur Eros Capecchi et Peter Serry, alors qu’il reste encore près de vingt kilomètres.

La deuxième et dernière ascension de la côte de la Roche aux Faucons arrive toutefois très rapidement, et dès le pied Tim Wellens décide de passer à l’offensive. Recevant le bref soutient de Victor Campenaerts, le belge franchit la première partie de l’ascension avec une dizaine de secondes d’avance sur Remco Evenepoel et Loic Vliegen. Le leader de la course fait toutefois preuve d’une incroyable puissance dans la brève transition qui sépare les deux parties de la montée, et parvient seul à boucher l’écart. Il maintient le rythme dans la deuxième partie, et part en compagnie de Campenaerts et d’un courageux Andreas Kron, alors que derrière Wellens explose. La supériorité physique du coureur de 19 ans ne fait guère de doutes, et il assure seul le rythme jusque dans les derniers kilomètres. Un sprint final à trois se profile, et le plus rapide se révèle être Campenaerts, qui devance Kron et Evenepoel. Ce dernier conforte évidemment sa tunique de leader, et semble en excellente position pour remporter le classement général final à la veille de l’arrivée.

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