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Vuelta : Sam Bennett s’impose en costaud à Oviedo

La quatorzième étape du Tour d’Espagne est finalement bien revenue à un sprinteur, mais dans des circonstances quelques peu particulières. Le champion d’Irlande Sam Bennett a en effet conquis son deuxième succès d’étape sur la Vuelta ce samedi, mais ce au terme d’un emballage marqué par une chute massive à la flamme rouge et au terme d’un dernier kilomètre en montée où il a fait parler toute son explosivité. Il a ainsi devancé Maximiliano Richeze (Deceuninck-Quick Step), plus solide que son sprinteur Fabio Jakobsen, ainsi que Tosh Van der Sande (Lotto-Soudal) qui avait tenté d’anticiper avec un démarrage à 400 mètres du but. Gêné par la chute comme d’autres favoris, Primoz Roglic est reparti indemne et conserve son maillot rouge.

Dans une étape à l’issue quelque peu indécise au départ, il faut dix kilomètres pour voir une échappée se former, et six hommes viennent y prendre place. On retrouve là Silvan Dillier (AG2R-La Mondiale), Luka Pibernik (Bahrain-Merida), Harm Vanhoucke (Lotto-Soudal), Salvatore Puccio (Team Ineos), Diego Rubio (Burgos BH) et Stéphane Rossetto (Cofidis), mais le peloton ne se relâche que quelques instants avant de prendre la chasse en main. L’écart a donc à peine le temps d’atteindre une minute et trente secondes que la Deceuninck-Quick Step et Bora-hansgrohe apparaissent pour faire le rythme. Un peu plus tard, ce sont même les formations UAE Team Emirates, Trek-Segafredo et Mitchelton-Scott qui viennent apporter leur contribution à la poursuite. Et si l’avantage des six échappés culmine un moment à 2’22 (!), il est immédiatement ramené sous les deux minutes après la première heure de course. Dès lors, il ne remontera quasiment plus. Il est maintenu à environ 1’30 pendant plusieurs dizaines de kilomètres. C’est le cas à la mi-course, soit à un peu plus de 90 kilomètres de l’arrivée. Puis se profile la partie la plus accidentée de l’étape. L’échappée ne tarde pas à perdre Stéphane Rossetto puis commence à franchement mettre en marche à soixante bornes du but. Un temps revenu à une petite minute, le peloton se voit repousser à deux minutes sous la bannière indiquant les 50 derniers kilomètres.

La bataille commence alors entre les deux groupes et il faut quelques minutes au peloton pour inverser la tendance. Mais l’alliance de nombreuses équipes lui permettent de de revenir à 1’20 de l’échappée au pied de l’Alto La Madera (8 km à 3,5%), unique difficulté répertoriée de la journée, à 30 kilomètres du but. Si la pente n’est pas assez difficile pour opérer une sélection, elle est toutefois fatale à Pierre Latour (AG2R-La Mondiale), pris dans une cassure auparavant et incapable de revenir. Elle ne profite pas non plus à l’échappée, qui voit son avantage se réduire progressivement pour ne plus être que de 45 secondes au sommet. Derrière les cinq rescapés de l’échappée, le peloton passe quasiment au complet, et en tout cas sans sprinteur majeur décroché. La Deceuninck-Quick Step prend alors les commandes avec autorité pour Fabio Jakobsen et se rapproche à trente secondes des fuyards à 15 bornes du but. Les audacieux du jour tentent bien d’opposer une ultime résistance au peloton, mais après Rubio à douze kilomètres de la ligne, ce sont les quatre rescapés de l’échappée qui doivent céder peu après l’entrée dans les cinq dernières bornes. C’est l’instant choisi par la Bora-hansgrohe pour se replacer en tête et d’autres formations tentent de l’imiter à l’approche du dernier kilomètre partiellement en montée.

Le peloton est donc très nerveux, particulièrement tendu, et un léger contact entre deux coureurs sous la flamme rouge entraîne une énorme chute massive. Une quinzaine de coureurs se retrouve au sol, et une vingtaine d’autres passe à travers pour aller se jouer la victoire d’étape. Deceuninck-Quick Step emmène pour son sprinteur Fabio Jakobsen, mais Tosh van der Sande (Lotto-Soudal) vient semer la zizanie avec une attaque à environ 400 mètres de la ligne, dans la portion montante. Maximiliano Richeze (Deceuninck-Quick Step) prend son sillage, Jakobsen ne peut suivre et Sam Bennett (Bora-hansgrohe) décide lui aussi de réagir. Les trois hommes cités font la différence, et si Van der Sande entame les 200 derniers mètres avec une légère avance, il voit un bolide nommé Bennett déposer Richeze et fondre sur lui. Le champion d’Irlande laisse sur place Van der Sande, résiste à Richeze et s’impose très largement dans un sprint aussi chaotique que lactique. L’Argentin termine second, le Belge troisième, alors que les Français Marc Sarreau (Groupama-FDJ) et Clément Venturini (AG2R-La Mondiale) complètent le top 5. Derrière, Luka Mezgec est parmi les plus touchés par la chute tandis que Primoz Roglic (Jumbo-Visma) a été épargné et conserve son maillot rouge. Son compatriote Tadej Pogacar repart lui avec quelques écorchures.

Classement de la quatorzième étape

1 Sam Bennett (BORA – hansgrohe)
2 Maximiliano Richeze (Deceuninck – Quick Step) m.t
3 Tosh Van der Sande (Lotto Soudal) à 0’02
4 Marc Sarreau (Groupama – FDJ) à 0’05
5 Clément Venturini (AG2R La Mondiale) m.t
6 Marc Soler (Movistar) m.t
7 Jonas Koch (CCC Team) m.t
8 John Degenkolb (Trek – Segafredo) m.t
9 Max Walscheid (Sunweb) m.t
10 Szymon Sajnok (CCC Team) m.t

Général après la quatorzième étape

1 Primož Roglič (Jumbo-Visma)
2 Alejandro Valverde (Movistar) à 2’25
3 Tadej Pogačar (UAE-Team Emirates) à 3’01
4 Miguel Ángel López (Astana) à 3’37
5 Nairo Quintana (Movistar) à 5’21
6 Rafał Majka (BORA – hansgrohe) à 6’15
7 Nicolas Edet (Cofidis) à 7’18
8 Carl Fredrik Hagen (Lotto Soudal) à 7’33
9 Wilco Kelderman (Sunweb) à 7’39
10 Dylan Teuns (Bahrain Merida) à 9’58

Plus d’informations à venir…

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