© Jean-Claude Faucher

Tour d’Andalousie : Tim Wellens refait le coup

Bis repetita pour Tim Wellens. Comme en 2018, le puncheur belge a dompté l’arrivée en côte à Alcalá de los Gazules, ce mercredi, en ouverture du Tour d’Andalousie 2019. Le pensionnaire de la Lotto-Soudal a attendu les 250 derniers mètres pour placer son démarrage incisif et décrocher, assez facilement, tous ses concurrents. Il remporte ainsi son deuxième succès de la saison et devance de quelques secondes sur la ligne Jakob Fuglsang et Ion Izagirre (Astana). Il en profite tout naturellement pour endosser le maillot de leader de cette Ruta del Sol, avec lequel il avait déjà terminé l’édition précédente…

C’est aux alentours de midi, ce mercredi, que les 130 coureurs inscrits sur la feuille de départ du Tour d’Andalousie s’élancent pour le premier acte de l’épreuve ibérique. Après un court fictif, les attaques fusent dès le kilomètre 0. Pour autant, pendant près d’une demi-heure, elle ne sont pas fructueuses. Il faut en effet patienter une vingtaine de kilomètres pour voir l’échappée du jour se dégager, et sept hommes la composent : Michael Van Staeyen (Roompot-Charles), Alvaro Cuadros Morata (Caja Rural-Seguros RGA), Corentin Ermenault (Vital Concept-B&B Hotels), Alessandro Pessot (Bardiani-CSF), Sergio Samitier (Euskadi-Murias), Jetse Bol (Burgos-BH) et Unai Cuadrado (Fundacion Euskadi). Derrière, le peloton se relève, mais ne tarde pourtant pas à stabiliser l’écart autour des deux minutes. Les équipes de favoris, à savoir Lotto-Soudal (Tim Wellens), Astana (Ion Izagirre) et Mitchelton-Scott (Adam et Simon Yates) se portent en tête du paquet et ne laissent pas l’avantage s’accroitre. Celui-ci frôle un moment les trois minutes, à environ cent bornes de la ligne, mais il est tout de suite ramené autour des deux minutes. Dès lors, sur un profil escarpé, les échappés sont clairement tenus en laisse par un peloton bien décidé à ne pas se laisser tromper.

Au sommet du premier col répertorié du jour, où Samitier passe en tête, l’écart reste le même alors que 70 kilomètres sont encore à parcourir.Les membres de l’échappée continuent donc de bien collaborer malgré une entreprise quasi perdue d’avance. À 50 bornes de l’arrivée, leur avance est même réduit à 1’30. Et cela ne fait qu’empirer dans les kilomètres qui suivent, si bien que l’écart diminue d’une minute lors des cinq kilomètres suivants. Sentant le peloton se rapprocher, Jetse Bol décide alors d’attaquer pour relancer. Le pack, pour sa part, relâche quelque peu son étreinte et l’écart repasse légèrement au-dessus de la minute. Bol tient tête à ses six anciens compères de fuite pendant une dizaine de minutes mais ces derniers parviennent à rentrer à 35 kilomètres de la ligne. Les sept échappés matinaux se retrouvent donc pour les derniers instants de leur entreprise. Car le peloton accélère à nouveau à l’approche des 30 derniers kilomètres, et toute l’échappée est ainsi reprise à 25 bornes du but, dans San Jose del Valle, à l’exception de Sergio Samitier.

Le coureur d’Euskadi-Murias joue es prolongations, mais est repris quelques instants plus tard dans une bosse non-répertoriée. Une bosse dans laquelle Mitchelton-Scott prend les commandes pour écrémer quelque peu le peloton. Cela produit un effet tout relatif tandis qu’à l’entrée dans les vingt derniers kilomètres, c’est le très solide collectif Astana qui prend ses responsabilités. La formation kazakhe étire le peloton sur la plaine et fait notamment craquer Simon Yates, trop juste pour sa reprise. Dans les dix dernières bornes, une nouvelle montée se présente mais le peloton décide de temporiser. Matteo Montaguti (Androni) et Dries Van Gestel (Sport Vlaandren Baloise) en profitent pour se montrer et passer à l’attaque. Le duo prend dix secondes d’avance sur la meute, qui met en marche juste après le sommet, à environ quatre bornes du but, soit trois du pied de l’ascension finale (1200m à près de 10%, avec des portions pavées). Logiquement, la bataille pour les positions a raison du duo italo-belge, repris à deux bornes de l’arrivée par les équipes Astana, Movistar et Jumbo-Visma.

Toutefois, juste avant le pied de la bosse, c’est la Lotto-Soudal qui vient replacer Tim Wellens. Le tenant du titre et vainqueur sur ces lieux l’an passé est parfaitement dans les clous alors que les premières pentes délestent le peloton de ses éléments les plus faibles. En tête de peloton, Movistar vient imprimer un gros tempo, mais avant la mi-ascension, un petit répit s’opère… Astana vient alors reprendre les commandes au moment d’arriver sur les pavés. Pello Bilbao et Jakob Fuglsang emmènent, bien suivis par Tim Wellens et Jack Haig. Les hommes forts se dégagent à la pédale, et se présente alors la courte descente, à 500 mètres de la ligne. Dans celle-ci, Ion Izagirre se replace en tête et tente une attaque dès que la pente remonte, à un peu plus de 300 mètres. Le Basque est toutefois immédiatement pris en chasse par Tim Wellens, qui le contre à 250 mètres de la ligne et qui fait de suite l’écart avec le reste. Le Belge s’envole sans problème vers la victoire, sa deuxième ici, et l’emporte finalement pour cinq secondes devant Fuglsang et Izagirre. Il se pare logiquement du maillot de leader.

Classement de la première étape

1 Tim Wellens (Lotto Soudal)
2 Jakob Fuglsang (Astana) à 0’05
3 Ion Izagirre (Astana) m.t
4 Jack Haig (Mitchelton-Scott) m.t
5 Steven Kruijswijk (Jumbo-Visma) à 0’09
6 Pello Bilbao (Astana) m.t
7 Marco Canola (Nippo Vini Fantini Faizanè) m.t
8 Aleksandr Vlasov (Gazprom-RusVelo) m.t
9 Antwan Tolhoek (Jumbo-Visma) m.t
10 Guillaume Martin (Wanty – Groupe Gobert) à 0’13

Plus d’informations à venir…

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