(c) Arkéa-Samsic

Elie Gesbert continue de confirmer et ne fait « aucun complexe »

Elie Gesbert a véritablement passé un cap depuis le début de la saison 2019. Cela s’était d’abord remarqué sur le Tour d’Oman, avec une cinquième place à la Green Montain et au classement final. Puis cela s’est confirmé par de belles échappées sur Paris-Nice, par une quatrième place finale sur le Tour de l’Ain (2e au Grand Colombier) ou encore par une toute récente cinquième place au sommet du Mont Ventoux, lors de la nouvelle épreuve éponyme. Il n’y avait donc rien d’étonnant à voir le jeune Breton encore à la bagarre dans le groupe des favoris, jeudi, à l’occasion de la première étape de la Route d’Occitanie. À la différence près que le pensionnaire d’Arkéa-Samsic était cette fois-ci à la lutte avec le champion du monde Alejandro Valverde (Movistar), Rigoberto Uran (EF Education First) ou encore Pavel Sivakov, Eddie Dunbar et Ivan Sosa (Team Ineos). Pas impressionné pour autant, le protégé d’Emmanuel Hubert a crânement joué sa chance à un kilomètre du sommet de la côte d’Aubignac. Cela n’a pas fonctionné mais il a trouvé les ressources nécessaires pour passer la ligne en troisième position, juste dans le sillage de Valverde et Dunbar.

« Ce matin la consigne était simple pour moi : accrocher le groupe des favoris le plus longtemps possible, a exposé Gesbert sur le site de son équipe. Avant la première montée de la côte d’Aubignac, Ag2r-la-Mondiale a pris les commandes du peloton pour faire une première différence dans la descente. Je suis resté bien placé et je ne me suis pas fait piéger. Le premier passage s’est fait sur un rythme extrêmement soutenu, ça a fait un premier gros écrémage. Nous nous sommes retrouvés à une quinzaine de coureurs pour jouer la gagne dans la deuxième montée. J’aime ce genre de difficultés, ça me correspond bien. On sait tous que Valverde est très fort mais il ne faut jamais baisser les bras. J’y ai cru. J’ai attaqué et ensuite j’ai joué le sprint à fond même si je commençais à être un peu sec. Je n’ai pas de regrets, j’ai couru pour gagner. Ce n’est pas une victoire, c’est une troisième place mais pour moi, c’est une grosse performance. Je me retrouve dans un final de course à me battre contre le champion du monde, ce n’est pas rien. Je sens que je gagne en confiance, je n’avais aucun complexe dans cette dernière difficulté. »

Désormais troisième du général, Gesbert espère confirmer lors de l’étape reine : « Samedi, nous avons une vraie journée de montagne. Je vais essayer de m’accrocher le plus longtemps possible, et si je peux, passer à l’offensive. Pas de limite ! »

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