(c) Sirotti

Giro : Le premier sprint massif pour Pascal Ackermann

Après la démonstration de Primoz Roglic sur le chrono d’ouverture, la deuxième étape du Giro proposait 205 kilomètres entre Bologne et Fucecchio. Ce dimanche, les coureurs sont partis sous une pluie intense et ont disputé deux heures de course dans des conditions difficiles avant que le temps ne s’améliore quelque peu. Partie après seulement deux kilomètres, l’échappée matinale a été reprise à sept unités du but, laissant place au sprint attendu. Tout en puissance, Pascal Ackermann y a dominé Elia Viviani et Caleb Ewan. Les premières positions du classement général restent inchangées. 

Après un départ rapide, la première attaque est la bonne. Huit coureurs parviennent à s’extraire du peloton. François Bidard (AG2R-La Mondiale), Marco Frapporti (Androni), Mirco Maestri (Bardiani-CSF), Lukasz Owsian (CCC), Sean Bennett (EF Education First), Damiano Cima (Nippo-Vini Fantini), Giulio Ciccone et Will Clarke (Trek-Segafredo) forment l’échappée du jour. Ces huit-là atteignent leur avance maximale après 20 kilomètres. Ils comptent alors 4’30” d’avance sur le peloton qui ne va pas tarder à réagir. Les équipes Deceuninck-Quick Step, Lotto Soudal, UAE-Team Emirates et Bora-hansgrohe placent chacune un homme pour rouler à la poursuite du groupe de tête. Il y a également un coéquipier du maillot rose Primoz Roglic (Jumbo-Visma) pour contrôler.

L’écart est stabilisé autour de quatre minutes dans un premier temps, avant que le peloton ne ramène progressivement les fuyards. Il n’y a déjà plus que 3’20” après 70 kilomètres. Au sein de l’échappée, le coureur le mieux classé au général est Ciccone. L’Italien, porteur du maillot de la montagne après avoir réalisé le meilleur temps dans la montée de San Luca, est 64e à 1’28”.

A la mi-course, le peloton réduit l’écart à 2’40” avant de redonner un peu plus de marge. De nombreux coureurs marquent un arrêt après la zone de ravitaillement, ce qui permet à l’échappée de s’octroyer 3’30” d’avance. Toujours conduit par les équipes de sprinteurs, le peloton ramène ensuite les hommes de tête à trois minutes à 65 kilomètres du but. Alors qu’on commence à s’approcher des deux difficultés du jour, l’équipe Bahrain-Merida vient durcir le rythme. De fait, l’écart fond et l’échappée aborde la montée de Montalbano (3e cat., 5,8km à 6,7%) avec seulement deux minutes de marge. Là, Ciccone durcit l’allure et opère une première sélection dans le groupe de tête. Frapporti, Maestri et Cima ne peuvent plus suivre après s’être battus pour les sprints intermédiaires. Coéquipier de Ciccone, Clarke lâche également prise avant que Bennett ne craque à son tour.

Ciccone, Bidard et Owsian rallient alors le sommet à trois, dans cet ordre, avant de voir revenir Frapporti. L’échappée se reforme à quatre unités, les autres se font avaler un à un par le peloton qui se rapproche à 1’40” après cette première difficulté. Reste ensuite le San Baronto (4e cat., 10,6km à 2,9%) à négocier. Le quatuor de tête se présente au pied avec 1’10” d’avance sur le peloton en tête duquel sont revenues les équipes de sprinteurs. Dans la montée, Frapporti est à nouveau distancé. Ciccone fait lui le plein de points au sommet en devançant encore Bidard et Owsian. Le peloton y passe avec une minute de retard.

La formation Bahrain-Merida fait la descente à fond et orchestre une cassure. Le peloton se scinde alors en trois groupes, mais tout rentre rapidement en ordre. Cela a tout de même pour effet de ramener l’échappée à 30″ à 18 kilomètres du but. Voyant que les piégés reviennent, les équipiers de Vincenzo Nibali laissent la main aux équipes de sprinteurs. C’est alors la Bora-hansgrohe qui s’annonce en nombre pour conduire le peloton. Les partenaires de Pascal Ackermann s’approchent à 10″ de l’échappée, avant de maintenir les fuyards en ligne de mire. Ils opèrent finalement la jonction à 7 kilomètres du but et commencent à organiser le sprint. Après l’excellent travail de ses équipiers, Ackermann ne déçoit pas et règle l’emballage avec force. Caleb Ewan a tenté de lancer de loin, mais s’est fait remonter par le champion d’Allemagne ainsi qu’Elia Viviani. Fernando Gaviria (UAE-Team Emirates) termine au pied du podium, Arnaud Démare (Groupama-FDJ) doit lui se contenter de la 5e place. A sa décharge, son coéquipier Olivier Le Gac, qui emmenait le Picard dans le final, a été victime d’une chute dans le dernier virage.

Le classement de la deuxième étape : 
1. Pascal Ackermann (Bora-hansgrohe) en 4h44’43”
2. Elia Viviani (Deceuninck-Quick Step) t.m.t.
3. Caleb Ewan (Lotto Soudal)
4. Fernando Gaviria (UAE-Team Emirates)
5. Arnaud Démare (Groupama-FDJ)
6. Davide Cimolai (Israel Cycling Academy)
7. Viacheslav Kuznetsov (Katusha-Alpecin)
8. Jasper De Buyst (Lotto Soudal)
9. Kristian Sbaragli (Israel Cycling Academy)
10. Rüdiger Selig (Bora-hansgrohe)

Le classement général après la deuxième étape : 
1. Primoz Roglic (Jumbo-Visma) en 4h47’42”
2. Simon Yates (Mitchelton-Scott) à 19″
3. Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida) à 23″
4. Miguel Angel Lopez (Astana) à 28″
5. Tom Dumoulin (Sunweb) m.t.
6. Rafal Majka (Bora-hansgrohe) à 33″
7. Tao Geoghegan Hart (Ineos) à 35″
8. Bauke Mollema (Trek-Segafredo) à 39″
9. Damiano Caruso (Bahrain-Merida) à 40″
10. Pello Bilbao (Astana) à 42″

 

 

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