© Jean-Claude Faucher

Fernando Gaviria sur Paris-Roubaix et le Tour de France en 2018

Le prolixe sprinter colombien, quatorze fois vainqueur cette année, n’a jamais caché son amour pour “L’Enfer du Nord“. Il avait d’ailleurs confié en début de saison que ce serait un rêve pour lui de disputer le dernier Paris-Roubaix de Tom Boonen comme coéquipier. Il savait cependant que ça n’arriverait pas. Désormais que l’équipe de Patrick Lefevere a perdu son leader emblématique sur les Flandriennes, parti à la retraite, la place est libre dans l’équipe pour des révélations. Et Fernando Gaviria (Quick Step) espère bien y saisir sa chance.

Je les disputerai toutes, y compris Paris-Roubaix” a déclaré Gaviria à CiclismoInternacional.com au sujet des classiques de printemps. Les deux grands objectifs du Colombien en 2018 seront de remporter un Monument et des étapes sur le Tour. En ce qui concerne le Monument, Milan-San Remo est à priori la classique qui lui convient le mieux. En 2016, il était extrêmement bien placé au moment d’aborder le sprint final sur la Primavera, mais une chute dans les derniers hectomètres, suite à une erreur d’inattention, l’avait privé de disputer ses chances. Cette année, le scénario de course ne lui a pas permis de se racheter. En ce qui concerne les Flandriennes, Gaviria a déjà pu se tester sur A Travers la Flandre (dixième en 2016, quatre-vingt dixième cette année mais son équipe a remporté les deux premières places avec Yves Lampaert et Philippe Gilbert) et sur Gent-Wevelgem (sixième en 2016 et neuvième cette année). Mais à seulement 23 ans, le coureur de Quick Step a encore le temps pour s’y révéler.

En ce qui concerne le Tour de France, la participation de Gaviria ne faisait guère mystère après le départ de Marcel Kittel de l’équipe Quick Step. “J’irai au Tour l’an prochain, confirme-t-il. Dans l’équipe nous sommes déjà en train d’analyser les étapes et notamment les premières, toutes plates et proches de la côte. Peut-être que le vent y fera des différences.” Avec un Tour de France s’élançant sans contre-la-montre le premier jour, l’opportunité des étapes se double de celle d’un maillot jaune. D’autant que si les premières étapes sont exposées au vent, l’équipe Quick Step est reconnue comme l’une si ce n’est la meilleure équipe pour les courses de bordure. Preuve en est la première victoire de Fernando Gaviria sur le Giro cette année, obtenue après un très beau coup de bordure vers Cagliari. Une victoire qui s’était accompagnée du maillot rose pour Gaviria. Quant au contre-la-montre par équipes du troisième jour, il ne devrait pas être un désavantage pour l’équipe belge.

La saison de Gaviria commencera par le Tour de San Juan, en Argentine. “C’est une course qui n’est pas la plus exigeante mais qui est proche de chez moi. Si je vais en Australie (pour le Tour Down Under, ndlr), alors je devrai rester en Europe jusqu’à Paris-Roubaix”. Après cette dernière il coupera avant de reprendre soit à l’AMGEN Tour de Californie soit au Tour de Suisse.

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