Zdenek Stybar : « J’avais beaucoup de pression sur mes épaules »

Ce vendredi, Zdenek Stybar a donc conclu la stratégie magistrale de la formation Deceunick-Quick Step. Le Tchèque a réglé le sprint à cinq. « J’avais beaucoup de pression sur mes épaules », déclare-t-il à l’arrivée. L’attaque de son coéquipier Bob Jungels à 60 kilomètres de l’arrivée a mis le vainqueur de l’Omloop Het Nieuwsblad dans un fauteuil. « Je ne dirai pas que j’étais à l’aise car il faut faire la course. Mais au niveau stratégique, c’était le scénario idéal. Je devais rester attentif et quand Van Avermaet a attaqué dans le Paterberg et dans le Tiegemberg, j’étais directement dans sa roue. »

A 30 kilomètres de l’arrivée, le Luxembourgeois s’est lancé dans une opération en solitaire dans l’avant-dernière bosse du jour, la Karnemelkbeekstraat. « Si un gars pouvait tenter ce genre de chose, c’est lui. Il a prouvé à Kuurne qu’il en était capable. C’est moi qui lui ai conseillé de démarrer à cet endroit car c’est une côte parfaite pour lui. »

Le démarrage de Greg Van Avermaet a fait voler en éclats Matteo Trentin, Oliver Naesen et Peter Sagan. Sans le Champion olympique, le groupe de poursuivants ne serait jamais revenu. « Intérieurement, je me disais que chaque kilomètre que Bob Jungels résistait était une aubaine pour moi. C’est à ce moment-là que je me suis vraiment calé dans les roues pour me reposer. »  Le regroupement s’est opéré à sept kilomètres du terme et Zdenek Stybar savait que c’était à lui de jouer. « Greg Van Avermaet est difficile à battre au sprint après une course comme l’E3. Nous avons encore durci la course en attaquant à tour de rôle Bob et moi. »

Dans la dernière ligne droite, le jump de Zdenek Stybar aura donc été suffisant pour régler ce groupe de cinq. Une magnifique victoire alors qu’il ne se sentait pas bien en début de course. « Durant les 100 premiers kilomètres, je n’avais pas de jambes. J’étais toujours à l’arrière. C’était une course étrange pour moi. A partir du moment où je me suis retrouvé devant, les jambes sont revenues. »

Cette victoire est en tout cas de bonne augure avant le Tour des Flandres la semaine prochaine. « Il y a d’abord Gand-Wevelgem. Nous verrons ensuite où j’en serai. Si je me considère comme un des favoris pour le Ronde ? Oui. J’ai laissé tomber le cyclo-cross pour arriver à ce genre de résultats. Je peux imaginer que je sois pointé comme l’un des candidats à la victoire. C’est une forme de pression qui ne me dérange nullement. »

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