© Sirotti

Michael Matthews trouve sa voie

En venant chez Sunweb, Michael Matthews savait qu’il serait confronté à un défi, et même deux défis. D’une part l’Australien quittait son équipe Australienne, dans laquelle il ne trouvait plus sa place à cause de la rivalité de Simon Gerrans pour une équipe européenne. D’autre part, il devait s’affirmer en tant que leader. Cela a pris un peu de temps avec une seule victoire jusqu’à présent, sur le Tour du Pays Basque mais ce deuxième succès, acquis aujourd’hui dans la difficile arrivée de Berne semble marquer un tournant, comme il nous l’expliquait à l’arrivée.

Michael, racontez-nous ce final.
Je ne m’attendais pas être aussi bien dans le final. Quand j’ai vu mon coéquipier Nikias Arndt derrière moi à la fin de l’ascension, il m’a dit « on y va ! on va le faire ! », ça m’a donné une grosse motivation pour aller chercher le petit extra dans les jambes qui m’a permis de gagner. Quand il a commencé à m’emmener à 400 mètres de l’arrivée j’ai pu bien lancer mon sprint au moment où je le voulais. J’ai regardé les données après et je pense que c’est bon signe.

Cette année vous vous êtes lancé un défi en changeant d’équipe. Comment ça se passe ?
Ça se passe bien. L’équipe fait un super travail, j’ai des équipiers qui me sont vraiment dédiés. Ils ont une motivation sans retenue pour me soutenir. Pour moi venir d’Orica pour être leader d’une nouvelle équipe était un peu difficile car je ne suis pas le genre de coureur qui crie tout le temps ce que je veux. J’ai besoin d’être plus vocal et de dire à mes équipiers exactement ce que je veux. On a parlé de ça hier dans le bus. Et aujourd’hui la victoire est déjà là après juste une petite conversation hier pour déterminer ce que j’avais besoin de dire à mes coéquipiers. D’entrée ça marche, c’est donc le parfait scénario.

En arrivant ici vous étiez confiant ?
C’est toujours difficile. Je suis arrivé vendredi et j’ai couru dès le samedi dans l’une des plus grosses courses à étapes de l’année. C’était dur de savoir où j’en étais mais avoir l’équipe très motivée en vue du Tour et après la victoire au Giro… Nous sommes ici pour gagner ! J’ai donc dû augmenté le niveau et oublier l’état d’esprit de l’entraînement en altitude que je viens de faire pour me mettre en mode course.

Vous êtes désormais le maillot jaune, demain la route s’élève et il y a aussi Tom Dumoulin dans votre équipe. Quelle sera la stratégie ?
On va d’abord célébrer et on verra demain. Célébrer la victoire du jour pour ce qu’elle est : un vrai travail d’équipe !

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