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Benoit Cosnefroy : « C’est vraiment dingue »

Relativement discret depuis le début de saison, malgré une encourageante onzième place sur la Cadel Evans Great Ocean Race fin janvier, Benoit Cosnefroy a aujourd’hui refait surface de la plus belle des manières. Le champion du monde Espoirs 2017 est allé chercher la victoire sur ses terres, à l’occasion de Paris-Camembert, et ce au terme d’une course offensive lors de laquelle il est sorti de sa réserve … à près de quatre-vingt bornes de l’arrivée. Le pensionnaire d’AG2R-La Mondiale n’a alors plus quitté les avant-postes, et s’il a vu une dizaine d’hommes revenir de l’arrière, il a réussi à flairer le bon coup dans le final et lâcher ses dernières cartouches pour décrocher le quatrième succès de son équipe cette saison.

« J’arrive à suivre Kevin Geniets à deux kilomètres, a-t-il raconté peu après avoir franchi la ligne. J’ai un peu joué avec lui au kilomètre, on s’estregardé et puis j’ai réussi à ressortir. Je me suis dit “c’est un peu long mais il faut que j’y aille”, et j’arrive à aller au bout. Je voulais gagner ces quinze derniers jours. J’ai eu des problèmes il y a une semaine et demi (abandons sur la Route Adélie de Vitré et la Route Tourangelle, ndlr), ce n’est pas ce que j’espérais. Là j’arrive à gagner même si je suis parti loin de l’arrivée. Mais parfois il faut tenter, et aujourd’hui ça a marché ».

Alors, un an et demi après une période faste qui l’avait vu lever les bras sur le Grand Prix d’Isbergues juste avant d’accrocher le titre mondial Espoirs à Bergen, Cosnefroy relance son compteur. « C’est la plus belle chez les pros, a-t-il assuré. J’avais déjà gagné à Isbergues, mais je venais de passer pro et c’était un peu inattendu. Je pense que le peloton avait joué avec moi et, ce coup-là, il avait perdu. Aujourd’hui, j’y suis allé à la pédale, comme on dit. C’est une victoire en étant l’un des favoris de la course, donc c’est la plus belle. Elle a une saveur particulière aussi car c’est à la maison. C’est vraiment dingue. Je connaissais tout le monde sur le bord du parcours, j’entendais des « Allez Beubeu ». Je revois plein de personnes du lycée… À la maison, c’est vraiment cool. »

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