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Peter Sagan cache son jeu : « Milan-Sanremo est très imprévisible et très difficile à gagner »

C’est un Peter Sagan détendu qui est apparu devant notre caméra ce vendredi. A la veille de Milan-Sanremo, l’ancien triple champion du monde est apparu souriant. S’il fait partie des favoris annoncés à la succession de Vincenzo Nibali, le leader de la Bora évacuait constamment la pression en maniant l’humour. Il a pris le temps de répondre aux nombreuses questions, répondant souvent par des pirouettes, mais n’a jamais vraiment évoqué sa condition.

A la question de savoir ce que représentait la Primavera pour lui, Sagan a par exemple répondu que c’était « une course cycliste », avant de développer plus sérieusement. « Il y a une histoire très forte. Tous les coureurs savent que c’est un Monument. Pour les spécialistes des Classiques, Milan-Sanremo marque le véritable début de la saison. C’est la course la plus longue, elle est très imprévisible et très difficile à gagner. Pour y prendre du plaisir, il faut être en pleine forme. »

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Atteint à l’estomac par un virus après le Tour de San Juan, Sagan est revenu à la compétition sur Tirreno-Adriatico. Il y a signé une deuxième et une cinquième place. « Après Tirreno, j’ai pris une journée de repos sans vélo. Ensuite nous sommes arrivés ici. Hier nous avons fait une sortie tranquille de trois heures. Aujourd’hui une nouvelle journée de repos et demain, c’est la course, a détaillé le champion slovaque devant notre caméra. En tout cas je n’ai plus de problème. C’était important de finir Tirreno avant d’arriver ici, cela représentait un bon bloc de préparation. Maintenant, je peux me concentrer sur mes grands objectifs pour le mois à venir. »

Interrogé sur l’enchaînement de Classiques qui le mènera jusqu’à la fin du mois d’avril, Sagan a préféré insister sur le côté unique de l’épreuve italienne. « Si le temps est bon comme aujourd’hui, on pourra profiter de la course. Milan-Sanremo n’est pas comme les Classiques belges ou Paris-Roubaix. Les 100 premiers kilomètres sont tranquilles, ensuite il faut se placer à l’avant pour le Turchino. Une fois la descente passée, vous avez de nouveau 100 kilomètres calmes pour penser au final, manger, boire… La course commence en fait à cinquante kilomètres de l’arrivée : c’est là qu’il faut être vraiment concentré sur ce qu’il faut faire. »

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Impossible en revanche d’avoir un mot sérieux de Sagan sur sa condition actuelle. « Nous verrons comment je me sens… Il reste un mois de Classiques. Je vous dirai après cela comment je me suis senti durant cette période. Si je ne gagne pas, ce ne sera pas un problème. Il y a des choses plus graves sur Terre que gagner ou perdre des courses. » Une véritable réponse est attendue ce samedi sur le vélo, au terme des 291 kilomètres de la Primavera.

 

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