(c) Sirotti

Pierre Barbier enchaîne les places d’honneur

Au petit jeu des accessits, Pierre Barbier devance pour le moment son grand frère Ruby en cette saison 2018. Il est vrai plus protégé que le coureur d’AG2R-La Mondiale, le jeune sprinteur de l’équipe Roubaix-Lille Métropole a « pris l’avantage » ce dimanche lors de la dernière étape du Tour La Provence, en se classant deuxième derrière un Christophe Laporte (Cofidis) une nouvelle fois impérial. Il s’agit du second podium de l’année pour le coureur de 20 ans, déjà sur la boîte sur ce même Tour La Provence l’avant-veille. Il avait aussi pris la quatrième place, dans la roue de son frère, dans la difficile arrivée de Laudun sur l’Etoile de Bessèges. « Doucement, ça commence à faire une petite série de places », a-t-il confirmé au micro de DirectVélo hier. Dimanche, il a toutefois fait les frais de l’accélération du peloton dans la Gineste, et n’est rentré que dans le final pour disputer le sprint. 

« Cela a vraiment été une journée très difficile pour ma part, a-t-il commenté. J’avais déjà lâché pas mal de plumes dans l’étape de la veille. Et là, au bout de quatre jours de course, ça commençait à piquer. Je n’ai jamais perdu trop de temps et je me suis retrouvé avec deux autres coureurs qui, eux aussi, continuaient de s’accrocher. J’ai gardé la roue puis on a réussi à rentrer in-extremis ». Encore tout jeune, celui qui est passé par la BMC Development en 2017 a bien conscience qu’il lui reste des points à perfectionner. « Au final, à Marseille, ça se joue à presque rien mais si je n’ai pas d’équipe, je ne fais pas le sprint, a-t-il analysé. De mon côté, j’ai énormément de progrès à faire dans les bosses et cols. Mais bien sûr, il ne faut pas délaisser le travail du sprint, qui reste ma qualité première. » Sur ce point, le troisième de Paris-Troyes 2015, remporté par son frère, peut être bien plus satisfait. « L’équipe est soudée et dans une bonne dynamique. On me fait confiance et on fait tout pour moi quand il peut y avoir un sprint, alors heureusement que j’assure derrière, a-t-il conclu. Si je faisais 9 ou 10e à chaque fois, les gars finiraient pas se dire que ce n’est pas la peine… »

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