La difficile journée de Nacer Bouhanni sur la Vuelta

La cinquième étape de la Vuelta, disputée en Grenade et Roquetas de Mar, n’a pas été de tout repos pour Nacer Bouhanni. Alors que son ancien coéquipier Rudy Molard (Groupama-FDJ) s’emparait du maillot rouge de leader, le sprinteur vosgien était le premier coureur distancé à l’arrière de la course. Il termine finalement 176e et dernier de l’étape à 25’26” du vainqueur du jour Simon Clarke (EF-Education First), mais surtout huit minutes derrière le gruppetto.

Mais au delà de l’aspect sportif et d’une performance qui interroge alors que le coureur de Cofidis semblait en bonne condition au départ de cette Vuelta (4e à Alhaurin de la Torre malgré un soucis technique lors du sprint), c’est au niveau disciplinaire que Bouhanni s’est fait remarquer. D’après le communiqué d’après-course publié par les commissaires, le vosgien aurait été plusieurs fois sanctionné, via des amendes, un retrait de points et des secondes de pénalité, pour “poussées contre un véhicule” ainsi que pour “comportement entre un directeur sportif et un coureur portant atteinte à l’image du cyclisme“. Une version que dément officiellement l’équipe Cofidis, qui parle d’un ravitaillement irrégulier en fin d’étape et réfute la possible dispute entre le coureur et son directeur sportif Jean Luc Jonrond.

Reste à voir si cette petite polémique ne pèsera pas sur l’état d’esprit du coureur, qui est attendu pour le probable sprint d’aujourd’hui à San Javier. Mar Menor.

Ci-dessous le communiqué complet de l’équipe Cofidis, qui défend son coureur et dément les allégations des médias espagnols :

L’union fait la force. Cofidis Solutions Crédits et Nacer Bouhanni sont plus que jamais décidés à montrer leur volonté commune de gagner une étape sur La Vuelta après l’article mensonger publié ce jour par le quotidien espagnol AS. Ce dernier a affirmé à tort que le leader de l’équipe nordiste s’en était pris, hier au cours de la 5e étape menant de Grenade à Roquetas de Mar à Jean-Luc Jonrond, l’un des directeurs sportifs et à la voiture. Cofidis Solutions Crédits, par les voix de son président Thierry Vittu et de son manager général Cédric Vasseur, condamnent fermement ces propos dénués de tout sens et repris, sans vérification aucune, par le site internet de L’Equipe. Souffrant d’un coup de chaud, Nacer Bouhanni a, malgré tout, réussi à rentrer dans les délais impartis par le règlement et sans jamais faire preuve d’une attitude agressive à l’égard de son dirigeant ni même de la voiture. Directeur sportif de l’équipe et chargé de suivre Nacer Bouhanni lors de son calvaire, Jean-Luc Jonrond s’est ému de ces écrits dénués de tout fondement. «Nacer Bouhanni a souffert d’un coup de chaud et connu une étape difficile certes mais il ne s’est rien passé. C’est son courage et sa volonté qui lui ont permis de rentrer dans les délais en se battant comme un lion. Il n’a jamais porté le moindre coup sur la voiture. Ce sont des affabulations et rien de plus. Il ne mérite pas de tel propos erronés.» Pour sa part Nacer Bouhanni s’est déclaré touché par ce nouvel épisode le faisant passer pour un coureur ne respectant rien ni personne. «C’est vrai que je me suis peut-être un peu trop accroché au bidon tendu par mon directeur sportif mais je n’ai pas eu d’altercation avec mon DS. Et je n’ai jamais tapé sur sa voiture. Je suis déçu et peine à comprendre pourquoi certains tente de me faire passer pour le mauvais garçon que je ne suis pas

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