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Tour de France : La troisième de Peter Sagan

A la sortie du triptyque alpestre, la treizième étape entre Bourg d’Oisans et Valence devait servir de journée de transition. Alors que le plateau des sprinteurs a été décimé par la haute montagne, les hommes rapides restants en lice font rouler leurs hommes derrière l’échappée. Le train est soutenu et ne permet pas vraiment aux coureurs de se reposer. Finalement, le dernier rescapé de l’échappée est repris à 6 kilomètres de la ligne. Le sprint attendu a bien lieu : le maillot vert Peter Sagan (Bora) s’impose devant Alexander Kristoff (UAE) et Arnaud Démare (Groupama-FDJ) et signe sa troisième victoire d’étape sur le Tour 2018. Il n’y a aucune évolution au classement général ; Geraint Thomas (Sky) conserve son maillot jaune sans problème. 

Au vue de la fatigue accumulée ces trois derniers jours, plusieurs baroudeurs se disent que c’est le bon jour pour s’échapper. Thomas de Gendt (Lotto-Soudal) et Tom Scully (EF-Drapac) sont les premiers attaquants du jour et créent l’écart dès les premiers kilomètres de course. Les deux hommes sont rejoints après 25 kilomètres par deux autres bons rouleurs : Michael Schär (BMC) et Dimitri Claeys (Cofidis). Le quatuor de tête compte 3’15” d’avance sur le peloton au kilomètre 30, il s’agit de l’écart maximal. De Gendt passe en tête de la Côte de Brié (3e cat., 2,4km à 6,9%) et prend deux points, Scully prend le point restant.

Les sprinteurs qui n’ont pas encore gagné sont bien décidés à profiter des abandons ou arrivées hors délai de ceux qui ont dominé les premier sprints massifs. Ainsi, Arnaud Démare (Groupama-FDJ) et Alexander Kristoff (UAE) font rouler leurs équipiers. Ils ne veulent prendre aucun risque et ramènent rapidement l’échappée à deux minutes. Durant la première heure des courses, les hommes de tête parcourent 48,1km : ils sont au-dessus de la moyenne haute prévue par les organisateurs.

L’écart descend jusqu’à 1’15” à près de 100 kilomètres du but : le peloton se rend compte qu’il roule trop vite et redonne un peu de marge aux quatre coureurs de tête. Au sprint intermédiaire, après 71km parcourus, l’échappée voit son avance revenir autour des deux minutes. L’écart est stabilisé autour des deux minutes à 80 kilomètres de la ligne d’arrivée ; la moyenne descend à 45,3 km/h après deux heures de course.

Le peloton se rapproche encore à une minute au moment d’entrer dans le département de la Drôme, à 61km du but. C’est aussi le moment où les hommes de tête attaquent la Côte de Saint-Eulalie-en-Royans (4e cat., 1,5km à 4,9%). Scully passe en tête et prend le dernier point du jour au classement de la montagne. Le sommet passé, le peloton revient à près de cinquante secondes de la tête, toujours sous l’impulsion des équipes UAE et Groupama-FDJ désormais relayées par la Bora de Peter Sagan.

Les équipiers de sprinteurs ne parviennent pas à jauger correctement l’échappée : ils se rapprochent à 40 secondes alors qu’il reste encore plus de cinquante bornes à parcourir. Les quatre hommes de tête semblent eux jouer avec le peloton et ne se livrent pas encore à 100%. Pour cela, ils peuvent compter sur le plus expérimenté des baroudeurs Thomas de Gendt. Pour rappel, le Belge s’était échappé onze fois sur la dernière édition du Tour de France. A 45 kilomètres de la ligne dessinée à Valence, le peloton redonne une minute d’avance à l’échappée avant de les ramener rapidement à 50 secondes. Les deux entités jouent véritablement au chat et à la souris.

A trente kilomètres du but, les quatre hommes de tête n’ont plus qu’une trentaine de secondes d’avance et passent désormais de gros relais pour se maintenir à l’avant.  L’effort semble vain : les équipes de sprinteurs continuent de se relayer à l’avant du peloton. A 24km du but, Schär attaque la tête de course ; Scully tente de le suivre, alors que Claeys et De Gendt coupent leur effort. Ils sont repris presque directement par le peloton. Scully est repris quelques hectomètres plus tard, alors que Schär prolonge son effort en solitaire. Il a encore une vingtaine de secondes d’avance à son passage sous l’arche indiquant les 10 derniers kilomètres.

Michael Schär est finalement repris à 6 kilomètres de la ligne d’arrivée : un sprint massif semble désormais inévitable. Malgré une attaque de Philippe Gilbert (Quick-Step) sous la flamme rouge, le peloton va bien se jouer la gagne de l’étape au sprint : Peter Sagan (Bora) s’impose d’un cheveu devant Alexander Kristoff (UAE). Arnaud Démare (Groupama-FDJ) est troisième : une place qui ne le satisfaisait manifestement pas au vue du coup de poing qu’il a lancé à son guidon au passage de la ligne.

Au classement général, cette treizième étape n’a rien changé : les concurrents du général sont restés tranquillement au chaud au sein du peloton : Geraint Thomas (Sky) conserve donc le maillot jaune sans encombre.

Le top 10 de l’étape : 
1. Peter Sagan (Bora) en 3h45’55”
2. Alexander Kristoff (UAE) à ”
3. Arnaud Démare (Groupama-FDJ) à ”
4. John Degenkolb (Trek) à ”
5. Greg van Avermaet (BMC) à ”
6. Yves Lampaert (Quick-Step) à ”
7. Magnus Cort Nielsen (Astana) à ”
8. Andrea Pasqualon (Wanty-Gobert) à ”
9. Sonny Colbrelli (Bahrain-Merida) à ”
10. Taylor Phinney (EF-Drapac) à ”

Le top 10 du général : 
1. Geraint Thomas (Sky) en 53h10’38”
2. Christopher Froome (Sky) à 1’39”
3. Tom Dumoulin (Sunweb) à 1’50”
4. Primoz Roglic (LottoNL-Jumbo) à 2’46”
5. Romain Bardet (AG2R) à 3’07”
6. Mikel Landa (Movistar) à 3’13”
7. Steven Kruijswijk (LottoNL-Jumbo) à 3’43”
8. Nairo Quintana (Movistar) à 4’13”
9. Dan Martin (UAE) à 5’11”
10. Jakob Fuglsang (Astana) à 5’45”

 

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