© Jean-Claude Faucher

Nairo Quintana : « Il me faudra au moins 40 secondes de marge avant le chrono »

Nairo Quintana n’a pas paru impérial aujourd’hui sur la dix-neuvième étape du Giro et pourtant, le Colombien est parvenu à ravir la tunique de leader à Tom Dumoulin. Après avoir lancé une offensive dans la descente après le passage à Sappada, piégeant un maillot rose mal placé, la Movistar a encore fait mal à Dumoulin dans les premières pentes de l’ascension finale de Piancavallo où il a finalement été décroché. A l’arrivée, Quintana avait le sourire, content de pouvoir enfin retrouver le maillot rose après l’avoir perdu le jour du chrono de Foligno. « Grâce au grand travail de l’équipe, nous sommes désormais en possession du maillot rose, déclarait-il à notre micro. Mais nous devons continuer à aller de l’avant car rien n’est terminé et il y a beaucoup de rivaux qui sont encore très proches. »

Le Colombien reste en effet prudent car il a aussi été mis en difficulté à plusieurs reprises dans l’ascension finale, ne lâchant toutefois jamais prise. Parfois au bord de la rupture, il sait qu’il n’est pas passé loin de la correctionnelle mais tout le monde était à fond dans le final et la tactique a eu une part prépondérante, autant dans le final que dans la descente menant à la Sella Chianzutan où le maillot rose a laissé des cartouches. « Il y avait beaucoup de stratégie et c’est allé très vite aujourd’hui. Ça n’a vraiment pas été facile mais finalement, nous nous sommes bien défendus, nous avons bien travaillé et nous avons atteint l’objectif. »

Preuve que le Colombien n’était pas au top de sa forme, il n’a pas attaqué sur le Piancavallo comme il avait pu le faire auparavant sur chacun des grands cols situés en fin d’étape comme lors des ascensions du Blockhaus, d’Oropa, de l’Umbrailpass ou encore de Pontives hier. Le leader de Movistar assure qu’il s’agit avant tout de tactique. « Ce sont les stratégies de course. Nous avons accéléré au pied de l’ascension, nous avons fait la sélection et nous devions aussi en garder pour la bataille contre les rivaux et voir comment ils se sentaient. »

Demain, pour le vingtième acte de ce Giro, il y aura une dernière étape de montagne qui pourrait lui permettre de prendre encore du temps mais s’il s’attachera avant tout à ne pas en perdre. « Demain, ça va être encore une étape très difficile. Nous sommes tous proches et il va falloir utiliser la bonne stratégie par rapport aux uns et aux autres. Nous espérons pouvoir défendre la tunique de leader avec l’équipe qui a une nouvelle fois montré qu’elle était en bonne condition. »

Il sait qu’il lui faudra une belle marge avant le chrono de Milan notamment sur Tom Dumoulin qui avait frappé fort lors du chrono de Foligno. « Il reste encore la journée de demain où nous espérons encore pouvoir reprendre des secondes qui seront importantes en vue du contre-la-montre. Il faudra avoir au moins quarante secondes de marge avant le chrono voire une minute. »

S’il ne parle pas de Thibaut Pinot, il doit redouter le Français mais évoque surtout Vincenzo Nibali comme son principal rival. « J’ai toujours dit que Vincenzo Nibali était mon principal rival. Nous avons toujours été vigilent avec lui et il continue à être fort. Il est aussi bon en contre-la-montre donc il faudra être bon pour lui résister. » Le Giro est encore loin d’être gagné pour Quintana et il devra faire une belle étape demain pour espérer être en bonne posture.

Autres infos qui pourraient vous intéresser

Greg Van Avermaet ajoute Liège-Bastogne-Liège à son programme

Une dernière chance de briller sur les Classiques pour Greg Van Avermaet. Le leader de …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.