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Gorka Izagirre sort de l’ombre

Equipier modèle au sein de la Movistar, aligné sur le Giro pour épauler Nairo Quintana dans sa quête d’un deuxième Giro, Gorka Izagirre n’avait sûrement pas imaginé pouvoir jouer sa carte personnelle sur une étape et encore moins réussir à mener une échappée à son terme. Pourtant, le Basque en a bien eu l’occasion aujourd’hui sur la huitième étape en accompagnant les mouvements dans le Monte Sant’Angelo. S’il était avant tout là pour permettre à son équipe de ne pas avoir à rouler, Izagirre a toutefois su profiter de la situation en suivant les attaques des coureurs les plus forts. Dans le final il s’est retrouvé avec son compatriote Luis León Sánchez ainsi que les Italiens Valerio Conti et son ancien coéquipier Giovanni Visconti qu’il a finalement devancé sur la ligne d’arrivée.

Une belle occasion d’être récompensé de son travail d’équipier, lui dont les efforts se sont souvent avérés décisifs pour Nairo Quintana ou pour Alejandro Valverde. « C’est sûr que ce fut une étape très rapide, dès le départ pour que l’échappée se forme, disait-il à l’arrivée. Nous étions finalement présents à l’avant et nous avons eu la chance de jouer la victoire. Forcément je suis très heureux d’avoir gagné. »

Aîné de la fratrie des Izagirre et pourtant moins connu que son petit frère Ion, Gorka a imité ce dernier qui s’était lui aussi imposé sur le Giro en 2012 à Falzes. « Pour deux frères, de gagner sur le Giro c’est forcément super », ajoutait Gorka. Les deux frères se ressemblent d’ailleurs, tant physiquement que sur leurs qualités à vélo. Passés par la case Euskaltel-Euskadi, ce sont deux coureurs très complets, bons en montagne, meilleurs puncheurs et très bons rouleurs. Toutefois, Ion a explosé l’an passé, tentant sa chance en tant que leader chez Bahrain-Merida cette année. Son frère, lui, n’a pas encore pris la même dimension mais ce succès pourrait lui donner des idées, lui le triple lauréat de la Clasica Ordizia, aussi vainqueur sur le Tour du Luxembourg et sur la Klasika Primavera.

Cette victoire sur le Giro d’Italia à Peschici n’a donc pas d’égal pour le Basque de 29 ans qui a d’ailleurs peut-être profité d’un petit coup de pouce du destin. Car à un kilomètre de la ligne, Valerio Conti, qui semblait être l’un des plus forts du groupe, est parti à la faute. A l’expérience, Izagirre a immédiatement accéléré pour sortir de sa roue Luis León Sánchez et Giovanni Visconti. Alors quand on lui demande si cette chute a été déterminante, il reste un peu évasif. « Peut-être … En réalité, j’ai rapidement pris quelques mètres. Je me sentais aussi très fort et il restait encore un kilomètre d’ascension. Je suis parvenu à maintenir un bon rythme donc je suis content. »

Seul l’avenir nous dira si ce succès aura été un tournant dans la carrière du Basque car demain, Gorka Izagirre aura probablement retrouvé une certaine forme d’anonymat qui est plus habituelle pour lui. En effet, pour la neuvième étape, on le retrouvera assurément au côté de son leader Quintana dans les terribles pentes du Blockhaus, avec forcément le moral gonflé à bloc par ce succès. « Demain sera un autre jour, conclut-il, et une nouvelle course débutera. »

 

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