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Fernando Gaviria : « Un rêve que j’ai depuis tout petit »

Fernando Gaviria était très attendu en Sardaigne. Pour son premier Grand Tour, celui qui est déjà considéré à 22 ans comme l’un des meilleurs sprinteurs du monde, avait l’occasion de franchir un cap et de prouver son talent sur une course de trois semaines. Et il n’a pas tardé à le faire puisqu’après avoir manqué le coche les deux premiers jours, le sprinteur de Quick-Step Floors a parfaitement suivi le coup de bordure de son équipe dans le final menant à Cagliari avant de régler un sprint face à une concurrence réduite à une poignée de coureurs. « C’est une joie énorme, dit-il à notre micro. Surtout qu’on sortait de deux mauvaises journées car je n’avais pas les jambes que j’attendais. Aujourd’hui les jambes étaient parfaites tout comme l’équipe. Le vent dans le final nous à favorisé alors je suis vraiment content. »

A neuf kilomètres du but, Bob Jungels et presque toute la formation Quick-Step Floors se sont portés à l’avant pour profiter d’un fort vent de côté pour placer un coup de bordure. Une quinzaine de coureurs se sont accrochés dans un premier temps mais l’éventail s’est petit à petit refermé et plusieurs coureurs sont partis à la trappe dont le maillot rose André Greipel, victime lui d’un ennui mécanique. Il ne restait alors plus que Giacomo Nizzolo et Rüdiger Selig comme sérieux rivaux pour le Colombien au sprint. Parfaitement aidé par ses coéquipiers, Gaviria n’a eu qu’à conclure le travail pour remporter la victoire avec en prime la tunique rose de leader du Giro. « Nous avons finalement réalisé le rêve du premier jour en prenant le maillot et la victoire. Mais le premier jour, les jambes n’avaient pas répondu tandis que le deuxième jour j’ai tenté mais les jambes n’ont pas non plus répondu comme je le souhaitais. Mais aujourd’hui, l’équipe a fait le travail et grâce à ça, nous aurons le maillot rose pour la journée de repos. C’est formidable car nous le voulions et nous en rêvions. »

A l’arrivée, Gaviria avait des étoiles plein les yeux et un sourire qui en disait long sur sa joie de remporter sa première victoire dans un Grand Tour et de revêtir un maillot de leader. « C’est ma plus belle victoire et je crois que porter ce maillot rose signifie bien plus que mon maillot de champion du monde (celui de l’omnium en 2015). C’est un rêve que j’ai depuis tout petit quand je regardais le Giro à la télévision, alors pouvoir accomplir ce rêve, c’est vraiment quelques chose de magnifique. »

Maintenant qu’il s’est enlevé un peu de pression en allant chercher ce bouquet, Gaviria peut viser plus haut. « La chose la plus importante est de terminer le Giro d’Italia, conclut-il. Je crois qu’il y a aussi quelque chose à faire au classement par points car je me rapproche de Greipel. Donc on va continuer d’avancer, de prendre des points et tenter de décrocher ce maillot cyclamen ou au moins terminer le Giro d’Italia. »

Fernando Gaviria pourrait donc jouer le classement par points mais reste un coureur redoutable pour les futurs étapes de plaine. Il n’a pas manqué de dédier sa victoire à ses proches mais aussi à ses fans colombiens. Il va pouvoir profiter de ce maillot rose au moins deux jours puisque comme il le soulignait, avec la journée de repos prévue en vue du transfert vers la Sicile, il est assuré de pouvoir profiter du maillot rose durant deux jours, jusqu’à mardi.

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