{"id":162163,"date":"2025-11-07T17:00:12","date_gmt":"2025-11-07T16:00:12","guid":{"rendered":"https:\/\/cyclingpro.net\/velopro\/uncategorized\/exclusif-filippo-pozzato-faire-payer-le-public-est-la-seule-solution-pour-que-le-cyclisme-survive\/"},"modified":"2025-11-07T17:00:12","modified_gmt":"2025-11-07T16:00:12","slug":"exclusif-filippo-pozzato-faire-payer-le-public-est-la-seule-solution-pour-que-le-cyclisme-survive","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cyclingpro.net\/velopro\/autre\/exclusif-filippo-pozzato-faire-payer-le-public-est-la-seule-solution-pour-que-le-cyclisme-survive\/","title":{"rendered":"Exclusif &#8211; Filippo Pozzato : \u00ab\u00a0Faire payer le public est la seule solution pour que le cyclisme survive\u00a0\u00bb."},"content":{"rendered":"<p>Le sujet des <strong>tickets dans le cyclisme<\/strong> revient dans l&rsquo;actualit\u00e9. R\u00e9cemment, <a href=\"https:\/\/cyclingpro.net\/spaziociclismo\/worldtour\/privatizziamo-lalpe-dhuez-per-fare-denaro-la-proposta-dellex-team-manager-per-un-nuovo-ciclismo\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">des d\u00e9clarations de <strong>Jerome Pineau<\/strong>, ancien directeur g\u00e9n\u00e9ral de Vital Concept et de B&amp;B Hotels, ont relanc\u00e9 le d\u00e9bat<\/a> : serait-il juste de faire payer un billet pour assister \u00e0 des moments cl\u00e9s d&rsquo;une course cycliste, comme la double mont\u00e9e de l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez lors du prochain Tour de France 2026 ? Quelqu&rsquo;un, \u00e0 vrai dire, tente d\u00e9j\u00e0 de proposer ce type de mod\u00e8le \u00e9conomique dans le cyclisme, qui permettrait aux organisateurs de ne pas d\u00e9pendre exclusivement des fonds des municipalit\u00e9s et des r\u00e9gions. Il s&rsquo;agit de <strong>PP Sport Events<\/strong>, la soci\u00e9t\u00e9 fond\u00e9e par <strong>Filippo Pozzato<\/strong> qui organise les \u00e9v\u00e9nements de <strong>Ride The Dreamland<\/strong>, les courses en V\u00e9n\u00e9tie qui comprennent le <strong>Giro del Veneto<\/strong>, <strong>Veneto Women<\/strong>, <strong>Serenissima Gravel<\/strong>, <strong>VenetoGo<\/strong> et <strong>Veneto Classic<\/strong>. Cette derni\u00e8re comp\u00e9tition comprend la difficile Tisa Strappo, qui, pour certaines \u00e9ditions, a \u00e9t\u00e9 pay\u00e9e par le public d\u00e9sireux d&rsquo;assister en personne \u00e0 la course.<\/p>\n<p>Un mod\u00e8le alternatif auquel le pr\u00e9sident de <strong>PP Sport Events<\/strong> <strong>Filippo Pozzato<\/strong> croit fermement. Interview\u00e9 en exclusivit\u00e9 par <em>SpazioCiclismo<\/em> pour \u00e9voquer le sujet, l&rsquo;ancien coureur (qui a remport\u00e9 32 courses dans sa carri\u00e8re, dont le Milano-Sanremo 2006) explique : \u00a0\u00bb Je pense que c&rsquo;est la seule solution que nous ayons pour survivre \u00e0 l&rsquo;avenir. Nous sommes le seul sport qui n&rsquo;a pas de mod\u00e8le de billetterie. On ne peut pas toujours compter sur les pouvoirs publics : \u00e0 l&rsquo;heure actuelle, les municipalit\u00e9s et les r\u00e9gions ont de plus en plus de mal \u00e0 financer les \u00e9v\u00e9nements. Le cyclisme ne peut plus attendre de survivre ainsi. Plus on devient autonome et durable dans notre monde, plus on avance.<\/p>\n<p>Lorsque j&rsquo;ai appliqu\u00e9 ce mod\u00e8le pour la premi\u00e8re fois, les gens m&rsquo;ont insult\u00e9\u00a0\u00bb, se souvient le V\u00e9nitien, \u00ab\u00a0ils m&rsquo;ont dit que j&rsquo;\u00e9tais classiste\u00a0\u00bb. Pour assister \u00e0 un match de football de promotion, vous payez m\u00eame 15 euros, pourquoi ne pas payer quelque chose pour voir les meilleurs cyclistes du monde ? Nous avons commenc\u00e9 il y a quatre ans avec un billet \u00e0 10 euros, bi\u00e8re comprise. Depuis l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, nous proposons un billet \u00e0 10 euros sans bi\u00e8re, mais avec de nombreux services inclus. Dans la zone, nous avons install\u00e9 des \u00e9crans g\u00e9ants, un DJ, un animateur pour faire participer le public \u00e0 la course. Cette ann\u00e9e, nous avons obtenu un v\u00e9lo pour pouvoir retransmettre en direct depuis le d\u00e9but, et pas seulement pendant la derni\u00e8re heure et demie. Les coureurs sont ensuite pass\u00e9s par l\u00e0 six fois. Il faut essayer de faire quelque chose avec un syst\u00e8me \u00e9conomique autosuffisant, sinon cela ne sert \u00e0 rien.<\/p>\n<p>Petit \u00e0 petit, le syst\u00e8me \u00e9conomique imagin\u00e9 par la promotion 81 porte ses fruits : \u00ab\u00a0Cette ann\u00e9e, pour la premi\u00e8re fois depuis que nous investissons, nous avons amen\u00e9 720 usagers payants. Le r\u00eave est d&rsquo;arriver \u00e0 un millier de personnes et de commencer \u00e0 augmenter le prix du billet et la qualit\u00e9 du service, avec des gens \u00e9tablis qui reviennent \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement parce qu&rsquo;ils savent que cela vaut la peine de payer. Les premi\u00e8res ann\u00e9es, tout le monde \u00e9tait en col\u00e8re parce qu&rsquo;ils payaient. Aujourd&rsquo;hui, tous les retours sont positifs. Il y a beaucoup de travail derri\u00e8re tout cela. Par exemple, en ce qui concerne les points de restauration, nous avons apport\u00e9 de la nourriture de qualit\u00e9. Nous avons un sponsor qui fait des hamburgers gastronomiques, qui donne quelque chose de bon. Il faut laisser un souvenir positif dans ce que l&rsquo;on donne, essayer d&rsquo;offrir un service diff\u00e9rent. Le probl\u00e8me, c&rsquo;est qu&rsquo;en Italie, on a toujours fait les choses d&rsquo;une seule mani\u00e8re et personne ne pense \u00e0 faire quelque chose de diff\u00e9rent.<\/p>\n<p>Outre la classique v\u00e9nitienne, <strong>Filippo Pozzato<\/strong> a \u00e9galement essay\u00e9 d&rsquo;apporter ce mod\u00e8le d&rsquo;entreprise au Giro d&rsquo;Italia : \u00a0\u00bb J&rsquo;avais essay\u00e9 d&rsquo;en parler avec quelqu&rsquo;un du Giro pour l&rsquo;\u00e9tape de Bassano del Grappa l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, mais ils disent que les gens ne sont pas pr\u00eats. Mais si on ne commence pas, on n&rsquo;est jamais pr\u00eat. Mon id\u00e9e \u00e9tait de faire en sorte que le public se gare au pied de la mont\u00e9e et d&rsquo;installer cinq \u00e9crans g\u00e9ants au sommet, en pr\u00e9voyant des navettes pour le public. Dans la zone du Monte Grappa, en plus d&rsquo;un grand \u00e9cran, on pourrait installer des points de restauration g\u00e9r\u00e9s par l&rsquo;organisation. Si l&rsquo;on veut survivre, il faut essayer de tirer des revenus d&rsquo;une activit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il faut \u00e9duquer les gens pour qu&rsquo;ils comprennent qu&rsquo;ils ne jettent pas leur argent par les fen\u00eatres\u00a0\u00bb, a poursuivi le pr\u00e9sident de PP Sport Events, \u00ab\u00a0mais que vous leur offrez un service, en plus du spectacle de la course. Dans le cyclisme, nous devons devenir durables par nous-m\u00eames, essayer d&rsquo;investir \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur en offrant un meilleur retour au spectateur. C&rsquo;est aussi un moyen d&rsquo;amener les jeunes vers le cyclisme. Il n&rsquo;y a que pendant le Giro d&rsquo;Italia qu&rsquo;il y a des gens dans les rues, mais c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement sportif de l&rsquo;ann\u00e9e, c&rsquo;est normal qu&rsquo;il y en ait. Les autres organisateurs doivent faire quelque chose de diff\u00e9rent. Il faut \u00e9duquer les gens, amener un public plus jeune, m\u00eame ceux qui ne sont pas int\u00e9ress\u00e9s par le cyclisme. Pour cela, il faut une f\u00eate. Nous devons rapprocher les gens de la course. Le cyclisme est \u00e0 la mode, mais personne ne regarde les professionnels, les gens ne vont plus sur la route pour encourager. Nous devons cr\u00e9er un attrait pour un public plus jeune. Si nous \u00e9duquons le public, demain nous aurons \u00e0 la fois une billetterie et un service de restauration pendant les courses\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le raisonnement se poursuit par une remarque am\u00e8re : \u00ab\u00a0Dans le cyclisme, tout le monde veut faire les courses comme avant, ils ne veulent pas changer. Moi, j&rsquo;aimerais que les choses changent, parce que cette fa\u00e7on de faire n&rsquo;est viable pour personne, peut-\u00eatre seulement pour les grands organisateurs. Il faut que ce soit un spectacle. Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de d\u00e9naturer les performances sportives, qui sont de toute fa\u00e7on au rendez-vous.<\/p>\n<p>Dans son interview, J\u00e9r\u00f4me Pineau s&rsquo;est \u00e9galement plaint du fait que les recettes d&rsquo;hospitalit\u00e9 restent toujours dans les mains des organisateurs, sans \u00eatre r\u00e9parties entre les \u00e9quipes et les coureurs, alors que ce sont ces derniers qui assurent le spectacle. Une question qui, \u00e0 y regarder de plus pr\u00e8s, va de pair avec celle des droits t\u00e9l\u00e9visuels. Mais le vainqueur du Milano-Sanremo 2006 a les id\u00e9es claires : \u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est que le probl\u00e8me de deux organisateurs, ASO et RCS, qui prennent beaucoup de droits TV. Personnellement, si j&rsquo;avais ces courses entre les mains, et je parle du Tour et du Giro, je donnerais l&rsquo;argent des droits de t\u00e9l\u00e9vision aux \u00e9quipes. Les premi\u00e8res ann\u00e9es, vous y perdez, mais \u00e0 long terme, vous gagnez de l&rsquo;argent, notamment parce que vous ne devez plus payer les coureurs pour qu&rsquo;ils viennent courir. J&rsquo;ai cette id\u00e9e depuis de nombreuses ann\u00e9es. En 2012 ou 2013, lorsque je courais, j&rsquo;ai dit que nous devions obtenir les droits de t\u00e9l\u00e9vision. Ils m&rsquo;ont dit : \u00ab\u00a0Voil\u00e0, le footballeur est arriv\u00e9\u00a0\u00bb. Le mod\u00e8le actuel est un mod\u00e8le commercial qui ne tient pas, parce qu&rsquo;une \u00e9quipe n&rsquo;a rien en retour. On investit des millions et qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on r\u00e9cup\u00e8re pour gagner une course ? Le mod\u00e8le auquel je pense est le mod\u00e8le am\u00e9ricain. Il est clair que le cyclisme n&rsquo;est pas le sport des stades, mais nous devons avoir notre propre \u00ab\u00a0business\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les \u00e9tapes de la construction de cette entreprise, Filippo Pozzato<\/strong> est d\u00e9j\u00e0 en mouvement : \u00ab\u00a0Je veux d&rsquo;abord fabriquer mon produit, je dois le montrer. Je fabrique un produit cool, un produit qui attire la visibilit\u00e9 et que les coureurs aiment aussi. Je ne veux pas avoir \u00e0 payer pour qu&rsquo;un coureur vienne : vous d\u00e9pr\u00e9ciez alors les autres coureurs et le produit. Je dois d&rsquo;abord avoir un bon produit, puis je peux le vendre aux gens. J&rsquo;ai besoin des coureurs pour avoir un bon produit. Avant de mettre le Tisa sur le Parcours de la Veneto Classic, j&rsquo;ai parl\u00e9 aux \u00e9quipes et aux coureurs et je leur ai demand\u00e9 s&rsquo;ils \u00e9taient d&rsquo;accord. Maintenant, je vais leur parler pour avoir un retour d&rsquo;information\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En effet, depuis plusieurs ann\u00e9es, les classiques belges vivent \u00e9galement de la relation avec le public : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai pris mod\u00e8le sur les Flandres. L\u00e0-bas, on paie m\u00eame 500 euros pour une hospitalit\u00e9, alors qu&rsquo;ici, il est difficile de faire passer l&rsquo;id\u00e9e de payer 10 euros pour un service. Si vous voulez faire un produit, les services co\u00fbtent de l&rsquo;argent. Si nous ne suivons pas ce mod\u00e8le ici, toutes les petites courses italiennes mourront. Il est impossible de penser \u00e0 d\u00e9fendre les petites courses. Le probl\u00e8me en Italie est qu&rsquo;\u00e0 part les courses RCS Sport, toutes les autres sont condamn\u00e9es \u00e0 mourir. Ce sont tous des passionn\u00e9s, personne ne fait \u00e7a professionnellement.<\/p>\n<p>La situation des courses italiennes, explique Pozzato, repose \u00e9galement sur les b\u00e9n\u00e9voles : \u00ab\u00a0La difficult\u00e9 que nous rencontrons est qu&rsquo;en ne travaillant pas avec des b\u00e9n\u00e9voles, j&rsquo;ai plus de co\u00fbts. Je paie des salaires, j&rsquo;ai une entreprise. Pour payer des salaires, il faut de l&rsquo;argent. Et avoir notre propre bureau et nos propres moyens co\u00fbte de l&rsquo;argent. Nous travaillons avec des entreprises pour organiser des exp\u00e9riences \u00e0 v\u00e9lo et des randonn\u00e9es avec des amateurs, mais pour cela, il faut investir. On ne peut pas s&rsquo;attendre \u00e0 tout avoir tout de suite, sans y mettre du sien.<\/p>\n<p>En conclusion, Filippo Pozzato regarde vers l&rsquo;avenir avec d\u00e9termination, convaincu de son id\u00e9e : \u00ab\u00a0Je suis s\u00fbr que c&rsquo;est bien. Mais je suis seul contre un million, je vais contre vents et mar\u00e9es. On me prend donc pour un imb\u00e9cile parce que je vais \u00e0 contre-courant. J&rsquo;ai essay\u00e9 d&rsquo;en parler \u00e0 la ligue, mais je n&rsquo;ai pas eu de r\u00e9ponse. Il n&rsquo;y a pas de vision commerciale. L&rsquo;important, c&rsquo;est que le produit soit de qualit\u00e9, qu&rsquo;il ait de la valeur. M\u00eame avec la Ligue, nous pourrions travailler diff\u00e9remment\u00a0\u00bb. Il reste \u00e0 voir, \u00e0 ce stade, si quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre voudra essayer de proposer le mod\u00e8le d&rsquo;entreprise avec la billetterie dans le cyclisme \u00e9galement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le sujet des tickets dans le cyclisme revient dans l&rsquo;actualit\u00e9. R\u00e9cemment, des d\u00e9clarations de Jerome Pineau, ancien directeur g\u00e9n\u00e9ral de Vital Concept et de B&amp;B Hotels, ont relanc\u00e9 le d\u00e9bat : serait-il juste de faire payer un billet pour assister \u00e0 des moments cl\u00e9s d&rsquo;une course cycliste, comme la double mont\u00e9e de l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez lors &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":20,"featured_media":162162,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-162163","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-autre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cyclingpro.net\/velopro\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/162163","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cyclingpro.net\/velopro\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cyclingpro.net\/velopro\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cyclingpro.net\/velopro\/wp-json\/wp\/v2\/users\/20"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cyclingpro.net\/velopro\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=162163"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/cyclingpro.net\/velopro\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/162163\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cyclingpro.net\/velopro\/wp-json\/wp\/v2\/media\/162162"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cyclingpro.net\/velopro\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=162163"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cyclingpro.net\/velopro\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=162163"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cyclingpro.net\/velopro\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=162163"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}