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Alberto Contador : « J’ai réalisé que j’avais un quatrième rêve »

Ce lundi matin, le monde du cyclisme professionnel se réveille orphelin de l’un de plus grands champions de l’ère contemporaine. Sur les coups de 20h25, dimanche, Alberto Contador a franchi la dernière ligne d’arrivée de sa carrière. Un peu plus de 24 heures après un triomphe mythique au sommet de l’Alto de l’Angliru, qui s’apparentait davantage à sa réelle sortie, par la très grande porte. Hier, l’Espagnol de 34 ans a « simplement » profité de sa dernière journée sur un vélo, récoltant d’innombrables hommages, de la part de ses pairs, évidemment, mais aussi des milliers de spectateurs venus uniquement pour lui.

« Je ne peux mettre de mots sur ce que je ressens aujourd’hui (hier), ni même sur ce que j’ai vécu sur l’ensemble de la Vuelta, a déclaré El Pistolero, non sans une certaine émotion. Aujourd’hui, c’était incroyable de passer la ligne en premier, devant le peloton, avec le respect de mes rivaux, dans ma ville d’origine. C’était sensationnel. Avant de passer professionnel, j’avais toujours dit que j’avais trois rêves. Le premier était d’être pro, le second de faire le Tour de France et le troisième de gagner le Tour de France. Aujourd’hui, j’ai réalisé que j’avais un quatrième rêve. C’était de faire mes adieux comme cela, sur la Vuelta a Espana. C’est incroyable. Je n’aurais pu imaginer de meilleurs adieux. Je suis convaincu que c’est le bon moment pour arrêter. J’avais dit que je voulais être encore à un haut-niveau au moment où je me retirerais. Je pense que c’est le cas. »

Finalement cinquième du général, Alberto Contador n’aura pas ajouté un Grand Tour à son large palmarès, qui compte deux Tours d’Italie, deux Tours de France et trois Tours d’Espagne. Mais sa fougue et son entrain sur cette Vuelta 2017 resteront sans aucun doute dans les annales. « Je pense que ce Grand Tour est le plus spécial de tous ceux que j’ai disputés, a-t-il assuré. Bien sûr, je ne suis pas sur la plus haute marche du podium, je ne suis même pas sur le podium, mais j’ai savouré chaque journée, j’ai profité de chaque minute. Trek-Segafredo m’a soutenu dans mon projet et m’a laissé d’attaquer quand je le voulais, au lieu de rester dans les roues, d’être fixé sur les temps. J’ai pu courir avec mon coeur. Mon sponsor m’a donné cette possibilité. Je suis très fier du soutien de mon équipe dans sa globalité. Au final, cette Vuelta est peut-être le Grand Tour qui me ressemble le plus, celui que j’ai le plus couru dans mon style. Bien sûr, la victoire est la chose la plus importante, mais je crois qu’il est aussi important de faire le spectacle. J’attaque car c’est ma façon de courir. »

Au terme de ce jubilé grandeur nature, Alberto Contador retiendra évidemment les nombreuses marques de soutien qui ont jalonné les trois dernières semaines : « Par rapport à toute cette affection du public, je ne peux que dire merci, merci et merci. J’ai entendu ‘Vamos Alberto’ encore et encore tout au long de la course, et cela ne peut seulement vouloir dire que les gens ont aimé regarder vos performances et qu’ils reconnaissent votre travail. Je n’aurais pas pu choisir un meilleur moment ou un meilleur endroit pour me retirer. Dans les montées, lorsque vos jambes sont vraiment à l’agonie mais que vous voyez un panneau et entendez des cris d’encouragement, c’est comme un cadeau pour moi. Aujourd’hui, c’était un jour magique. Un jour dont je me souviendrai toujours. »

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