© Jean-Claude Faucher

Fernando Gaviria : « Je ne pense pas être le meilleur »

On n’arrête plus Fernando Gaviria. Vainqueur à Cagliari, à Messine et à Reggio Emilia hier, le Colombien a remis ça aujourd’hui à Tortona dans un sprint d’anthologie. Mal placé, le porteur du maillot cyclamen est passé dans un trou de souris le long des barrières pour imposer sa vitesse et remporter un quatrième succès à l’occasion de son premier Giro. Il devient ainsi le Colombien le plus victorieux sur le Giro. « Ce fut compliqué et c’était peut-être la victoire la plus dure mais l’équipe s’est parfaitement comportée et je remporte une victoire de plus, disait-il à l’arrivée. J’ai tout donné dans les 500 derniers mètres car tout le monde voulait gagner, c’était la dernière opportunité pour les sprinteurs et dans ce genre de moment, la moindre erreur peut nous faire perdre la victoire. »

Doté d’un véritable instinct de gagnant, Gaviria est revenu sur son sprint. « Je ne sais pas trop dans quelle position je me trouvais au moment de sprinter, je n’ai pas vraiment eu le temps de compter les rivaux qui étaient devant moi, admet-il. J’ai seulement vu l’arrivée et je voulais passer premier donc j’ai mis toutes mes forces pour aller décrocher la victoire. »

Venu pour apprendre, le sprinteur de Quick-Step Floors a très vite pris la confiance. Il a compris qu’il était parmi les meilleurs et il s’est retrouvé en position de favori sur chaque étape de plaine. « Ici, c’est comme quand tu vas à l’école. Je venais ici pour apprendre mais pas pour perdre. Je m’étais préparé pour essayer de gagner et nous sommes parvenus à décrocher des succès. Et il y a aussi un maillot à défendre alors j’espère que ça se passera bien pour nous. »

Le maillot du classement par points est solidement accroché à ses épaules puisqu’il possède désormais 123 points d’avance sur son dauphin dans ce classement, Jasper Stuyven. Mais le Colombien semble surtout redouter les grimpeurs dans cette dernière semaine montagneuse. « Il y aura quelques étapes où j’aurais l’opportunité de prendre des points et de creuser l’écart sur les grimpeurs mais c’est quasiment la seule chose que je peux faire. Il faudra ensuite terminer les étapes et espérer que ce ne soit pas toujours le même grimpeur qui gagne. L’objectif est aussi d’aller au bout de ce Giro pour adapter mon organisme, pour le faire passer de celui d’enfant à celui d’un coureur professionnel. » Le plus dur sera donc peut-être de rallier l’arrivée pour lui. Il en avait fait l’un de ses objectifs majeurs en arrivant en Sardaigne.

Gaviria a tout d’un grand sprinteur avec le Giro qu’il réalise actuellement. Et s’il admet que gagner sur le Tour d’Italie est quelque chose de spécial, il parle avant tout comme un sprinteur, content de gagner sur n’importe quelle course. « Je crois que gagner, en Colombie, en Belgique ou en France, peu importe car gagner, c’est ce que tous les cyclistes recherchent et décrocher une victoire ici sur le Giro d’Italia est très important. »

Plus les jours passent et plus le Colombien s’affirme mais il garde sa modestie. « Je ne pense pas être le meilleur. Il y a simplement des états de forme différents. André Greipel sera par exemple sur le Tour dans un mois donc il n’est pas ici à 100%. C’est lui qui a le plus de titres, le plus gros palmarès. Je pense que c’est lui le meilleur sprinteur sur le Giro. Je suis content d’avoir plus de victoires que les autres mais ce n’est pas celui qui a le plus de victoires qui est le meilleur. »

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